BIG 2

 


Présentation

Ensemble Masséna (Paris 13ème) – crédits : wikiwand

J’ai décidé de créer ce blog pour parler des cités sensibles parisiennes en me basant sur les données annoncées par le gouvernement.

Pour les ZSP, le classement est assez clair, il n’y a aucun doute possible. Pour les QPV c’est plus compliqué car il n’y a pas différentes vagues, les diverses cités ont toutes été considéré comme QPV en même temps. Cependant, il est possible de faire un classement avec un jugement partial pour celui qui connaît bien la capitale et ses quartiers difficiles. Je me baserai donc sur mon ressenti, ainsi que sur la grandeur du quartier, le nombre de bâtiments, la réputation, les difficultés économiques (pauvreté, chômage…), les règlements de comptes, les trafics et les faits divers.

Paris compte beaucoup de cités, mais ce blog n’est pas là pour toutes les lister. Il y a déjà quelques blogs * qui le font très bien, le but n’est pas de faire la même chose, mais au contraire de proposer une vision alternative et de s’attarder uniquement sur les cités les plus « chaudes » de Paris. Pour cela, je vais prendre en compte les mesures installées par le gouvernement à travers les ZSP et les QPV.

Je ferais un article, dans un premier temps, sur chacune des 4 ZSP, puis sur le reste des 10 premières cités sensibles de Paname, et enfin sur les autres cités classées en QPV.

A travers mes articles, j’essaierai de détailler au maximum chaque quartier en illustrant avec des photos de chaque cité, en parlant des différents sous quartiers (quand il y en a), en racontant un peu l’histoire de chaque cité (si possible) et en mettant en avant la beauté de certains édifices ou de certains lieux auxquels on ne pense pas forcément quand on parle de ce type de quartier.

Au fur et à mesure le blog s’est étoffé et d’autres articles ont vu le jour comme les quartiers sensibles les plus grands, les cités en ZSP, les tess en QPV et QVA, les quartiers sensibles les plus pauvres, le top 3 des arrondissements les plus sensibles, les cités des années 90’s, celles des années 2010, les cités emblématiques de Paris, les embrouilles entre les quartiers de Paname, les bandes sensibles du 75, un classement des cités sensibles de Paris, un classement des cités sensibles par arrondissement, un classement des cités parisiennes par rapport au trafic de drogues, un classement par spécialités (trafic d’armes à feu, prostitution, 2 roues…), un article sur les quartiers sensibles parisiens qui ont subi des démolitions, un classement des 50 tess les plus chaudes du 75 en 2023, un article sur les émeutes de 2023 dans les quartiers sensibles de la capitale, les rues les plus dangereuses de Paname et d’autres encore.

Bonne visite !

il y avait quelques blogs mais aujourd’hui tous les Skyblogs ont fermé et mon blog se retrouve un peu seul au monde

14 Juillet : les quartiers difficiles de Paris (75)

Dans cet article, je vais mettre en avant ce qu’il se passe dans les quartiers sensibles de Paname les soirs de 14 Juillet. Pour cela, je vais me baser uniquement sur les articles de presse de ces dernières années, afin de dresser une liste des cités sensibles du 75 les soirs de fête nationale, là où ça bouge le plus.

Feu de palette et de poubelles rue Vercingétorix (XIVe) à 2 heures du matin. Le Parisien / C.C.

En 2023 :

À Paris, rue de Crimée (XIXe), un tir de mortier depuis un toit voisin a embrasé une terrasse au dernier étage de l’immeuble d’en face. L’incendie a été maîtrisé par les pompiers. Non, loin, rue Léon Giraud, un autre tir de mortier a visé un véhicule. Ces incidents n’ont pas fait de blessé.

En 2022 :

À Paris, des tirs similaires ont notamment été constatés dans le 19e arrondissement, tiré en direction d’une colonne de gendarmes mobiles. Un feu de poubelles a également nécessité l’intervention des forces de l’ordre et l’interruption de la circulation du tramway T3b. Des feux de voiture ont été signalé dans le 18e arrondissement, à la Goutte d’Or.

Dans le XXe arrondisssement de Paris, des pompiers ont été notamment la cible de tirs de mortiers d’artifice.

En 2021 :

À Paris notamment des riverains du XIXe arrondissement, ont cependant quelque peu été surpris en voyant un feu d’artifice sauvage nourri, rue de Flandres (XIXe). Porte de la Chapelle (XVIIIe), il y a eu des tirs de mortiers et des jets de cocktails molotov visant les forces de l’ordre. Et une situation bien tendue.

Dans le XVe, le quartier Falguière habituellement ciblé par la délinquance, les jets de mortiers, a été agité en début de nuit. Des poubelles, des conteneurs, des trottinettes, sept scooters ont été incendiées ainsi qu’une caméra de vidéo surveillance. Un des incendiaires présumés a été interpellé par la BAC (Brigade anticriminalité) ainsi que 4 autres jeunes, auteurs de tirs de mortiers. Le quartier Emeriau, autour de la dalle de Beaugrenelle (XVe) a également été le théâtre d’échauffourées avec feux de poubelles, tirs de mortiers et projectiles, incendie de voiture.

Le quartier des Olympiades (XIIIe), qui avait été le centre d’échauffourées l’année dernière, avec tirs de mortiers spectaculaires et feux d’artifice géants et sauvages, a été épargné, malgré quelques tirs de mortiers. Si dans la capitale, il n’y a pas eu de blessés graves chez les « artificiers », en revanche, quelques policiers, mis à rude épreuve, notamment dans le nord de Paris, ont été touchés. Ce jeudi matin, les services de nettoyage de la Ville étaient également à pied d’œuvre pour faire place nette.

En 2020 :

La nuit de ce 13 au 14 juillet a été bruyante et enfumée pour les riverains de plusieurs quartiers de la capitale dont la Goutte d’Or (XVIIIe), Belleville (XXe), Pernety (XIVe), les Olympiades (XIIIe). Il y a eu des feux d’artifice tirés par des jeunes, des tirs de mortiers, des courses de type chat et la souris avec les policiers, des gaz lacrymogènes pour disperser, des interpellations…

Les premières échauffourées ont commencé en début de soirée, avant le feu d’artifice. A 19h48, dans le XIIIe arrondissement, rue Paul-Bourget, Porte d’Italie, un appartement du 1er étage a pris feu suite à des tirs de mortiers. Huit casernes de sapeurs-pompiers, 50 soldats du feu et vingt engins ont été mobilisés pour venir à bout du sinistre. Le feu s’est propagé sur toute la façade, jusqu’au 8e étage d’un immeuble vétuste, sans faire toutefois de blessés.

Dans le XIVe, la Porte de Vanves a été le théâtre d’affrontements entre des jeunes et la police, tout comme la rue Vercingétorix (XIVe), la place Modigliani (XVe) et la dalle des Olympiades (XIIIe). Cette dernière s’était d’ailleurs illustrée la nuit précédente, avec tirs de mortiers, feu d’artifice, feux de poubelles et de palettes.

« On a été réveillés cette nuit comme toutes les nuits depuis plus de quinze jours, dénonce Emmanuel Compain, le président de l’Association syndicale libre Olympiades (les immeubles privés sur la Dalle). On n’en peut plus. Ce sont des bruits d’explosion, des fusées d’artifice qui frôlent nos fenêtres, un sentiment de danger, d’impuissance et d’impunité ».

Dans le XIXe, ça a aussi été feux d’artifice, version sauvage. Des affrontements ont la nuit, entre des groupes de jeunes, certains à scooter et la police, notamment dans le quartier Danube. Vers trois heures du matin, des détonations — feux d’artifice et tirs de mortier – ont retenti boulevard Serrurier et avenue du général Brunet. Dans le XXe, il y a eu un départ de feu sur un immeuble et un incendie volontaire dans un parking de la rue Pelleport. Trois voitures sont parties en fumée.

Peu après minuit, rue de l’Orme, derrière le boulevard Serurier (XIXe), des jeunes qui passaient en voiture ont balancé des cocktails Molotov en direction des CRS. Leur signalement a été diffusé sur les ondes police. Trois heures plus tard, la BAC (brigade anticriminalité) du Xe arrondissement a interpellé les auteurs. Dans leur voiture, les policiers ont mis la main sur d’autres cocktails Molotov. Les CRS ont porté plainte.

En début de soirée, à 20h20, rue du Colonel-Pierre-Avia (XVe) un machiniste de la RATP a été violemment agressé par deux individus. Ils ont lancé un cocktail Molotov dans son bus et l’ont aspergé de gaz lacrymogène. La victime, brûlée au bras, a été conduite à l’hôpital Georges Pompidou (XVe).

Les commissariats de Sèvres et Vanves ont essuyé des tirs de mortier d’artifice qui ont également été recensés porte de Vincennes, porte d’Orléans et dans les XVe et XIXe arrondissements de Paris.

Paris, ce lundi soir. Feux d’artifice et affrontements au quartier Pernety (XIVe). LP/EP

Conclusion

On peut voir que les arrondissements cités dans les différents articles de presse sont : 13ème, 14ème, 15ème, 18ème, 19ème et 20ème.

Les quartiers concernés

13ème
Les Olympiades, Paul Bourget

14ème
Porte de Vanves, Moulin de la Vierge (rue Vercingétorix, Pernety), Porte d’Orléans

15ème
Falguière, Cité Modigliani, Beaugrenelle / RD4, Cité Bleue (rue du Colonel-Pierre-Avia)

18ème
Goutte d’or, Porte de la Chapelle

19ème
Riquet (avenue de Flandre), Danube (boulevard Sérurier, avenue de la Porte Brunet), Place des fêtes (rue de l’Orme, boulevard Sérurier), Ourcq (rue Léon Giraud, rue de Crimée)

20ème
Belleville, 140 / Télégraphe (rue Pelleport), les Arcades (Porte de Vincennes).

Voilà les tiekarts qui ressortent des différents articles de presse sur les violences urbaines liées au 14 Juillet.

Cependant, en dehors de ces quartiers, je sais (à travers des vidéos entre autres) qu’il y a d’autres cités sensibles qui n’ont pas été nommé mais qui font également du bruit les soirs de fête nationale. Je pense notamment à la cité Cambrai (19ème), certains coins du 20ème comme Saint-Blaise, la Banane, Python, Fougères et Paganini. Dans le 18ème, on peut citer Marx Dormoy. Également la Porte de Saint-Ouen dans le 17ème, Commerce dans le 15ème ou encore la Porte de Saint-Cloud dans le 16ème. Mais aussi la Passerelle dans le 12ème ou certaines zones de Belleville dans le 11ème (l’Orillon) et le 19ème (Rébeval).

Source :

https://www.leparisien.fr/faits-divers/13-juillet-97-interpellations-dans-la-nuit-une-baisse-des-degradations-par-rapport-a-2022-14-07-2023-7XAKENLS3RE2XJ5DT2H22W6MD4.php

https://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/videos-14-juillet-incendies-et-heurts-avec-la-police-a-paris-et-autour-un-policier-blesse_52464105.html

https://www.cnews.fr/videos/faits-divers/2022-07-15/14-juillet-2022-nuit-de-violences-paris-et-sa-banlieue-1242842

https://www.leparisien.fr/paris-75/a-paris-une-nuit-du-14-juillet-jugee-plutot-calme-15-07-2021-SPN4JICNIBGXRJ46K5SOCLKXFY.php

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-soiree-agitee-avec-des-feux-d-artifice-avant-l-heure-14-07-2020-8352618.php

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/incidents-incendies-et-interpellations-lors-des-festivites-du-14-juillet-20200715

https://www.leparisien.fr/paris-75/14-juillet-a-paris-tirs-de-mortier-incendies-et-interpellations-15-07-2020-8353119.php

Les cités sensibles du 75 des années 2010

Afin de savoir quels étaient les quartiers sensibles de la capitale durant les années 2010, je vais me baser d’une part sur les classifications de l’Etat (ZSP, QPV, QVA, QRR) durant cette époque, d’autre part sur les faits divers, et enfin sur mes connaissances personnelles des tess parisiennes de cette période qui s’étend de 2010 à 2020. Je vais comme d’habitude expliquer mes choix en argumentants (pour les 10 premières places) et également séparer les quartiers par niveau pour que ça soit plus parlant.

Square de la Salamandre (XXe), Août 2016. 22 kg de cannabis saisis dans une cave de Saint-Blaise. Les policiers de la brigade VTT en patrouille de « sécurisation » dans les sous-sols du quartier social ont été intrigués par l’odeur de cannabis qui flottait dans les lieux. (LP/B.H.)

Classement des cités sensibles de Paris de 2010 à 2020

1- Barbès – Goutte d’or (18ème)

2- Riquet – Stalingrad (19ème)

3- Saint-Blaise (20ème)

4- Cambrai (19ème)

5- La Banane (20ème)

6- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)

7- Place des Fêtes (19ème)

8- La Chapelle – Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (10ème et 18ème)

9- Python – Félix Terrier (20ème)

10- Porte de Saint-Ouen (17ème)

11- Porte de Vanves (14ème)

12- Danube (19ème)

13- Clignancourt (18ème)

14- Grange aux Belles (10ème)

15- Chevaleret – Passage (13ème)

16- La Roquette (11ème)

17- Orteaux – Rue des Haies (20ème)

18- Les Arcades – Paganini (12ème et 20ème)

19- Jaurès – Colonel Fabien (19ème)

20- Les Olympiades – 15.9 (13ème)

21- Fougères – Dulaure (20ème)

22- Paul Bourget (13ème)

23- Les Périchaux (15ème)

24- Ourcq – Laumière – Rue Petit (19ème)

25- Porte d’Aubervilliers (18ème et 19ème)

26- Falguière (15ème)

27- Marcadet-Poissonniers (18ème)

28- La Brillat-Savarin (13ème)

29- Joseph Bédier (13ème)

30- 140 Ménilmontant (20ème)

Bonus : Passerelle (12ème)

Légendes

Niveau 1 : ultra sensibles

Niveau 2 : hyper sensibles

Niveau 3 : super sensibles

Niveau 4 : très très sensibles

Niveau 5 : très sensibles

Niveau 6 : sensibles

Explications du classement

Pour ma part, les 3 tiekarts les plus sensibles de la décennie (2010-2020) sont la Goutte d’or (18ème), Riquet / Stalingrad (19ème) et Saint-Blaise (20ème). Tous les 3 sont en ZSP donc parmi les quartiers les plus problématiques de France.

À la première place, ce n’est une surprise pour personne, j’ai mis évidemment le quartier de la Goutte d’or dans le 18ème, étant une ZSP de la première vague et accumulant les faits divers en surnombres durant toute la décennie.

À la 2ème place, j’ai longuement hésité entre Riquet et Saint-Blaise mais j’ai finalement opté pour Riquet en 2ème et Saint-Blaise sur la dernière marche du podium. En effet, le quartier Riquet / Stalingrad est tout d’abord une ZSP de la deuxième vague, contrairement à Saint-Blaise qui est de la troisième vague. Mais surtout, ce qui a fait pencher la balance, c’est que Riquet / Stalingrad a été vraiment un tiekart hyper sensible de 2010 à 2020 tandis que Saint-Blaise l’a été uniquement de 2012 à 2016. Néanmoins, durant cette période, Saint-Blaise a été la tess la plus dangereuse de la décennie sur Paris. Ça tirait dans tous les sens, des règlements de compte en plein jour, beaucoup d’histoires de drogue également, une vraie zone de non droit. Mais à Riquet / Stalingrad (même si c’était moins dangereux que le Saint-Blaise de 2012-2016) y a eu des faits divers en pagailles de 2010 à 2020, des règlements de compte, des guerres de bandes et des énormes problèmes de drogues (dont du crack). Vraiment un tiekart très dur tout au long de ces dix années.

En dehors de ces trois tiekarts, il y a eut deux autres tess qui se sont démarquées, il s’agit de Cambrai (19ème) et de la Banane (20ème). À la 4ème position, j’ai donc mis Cambrai, qui a été classé en ZSP lors de la 2ème vague (avec Riquet) et qui a connu pas mal de faits divers tout au long de la décennie, mais nettement moins que Riquet ou Barbès et qui n’a pas été aussi sensible que Saint-Blaise version 2012-2016. En 5ème, j’ai mis la cité des Amandiers aka la Banane, qui a connu des règlements de compte sanglants entre les deux clans : Benbouabdellah d’un côté et Cheambi de l’autre. La cité a également eu beaucoup d’histoires de drogues. Néanmoins le tiekart s’est calmé à partir de 2017 même si le trafic de stupéfiants n’a pas cessé.

En 6ème et 7ème position, j’ai mis deux gros quartiers parisiens qui ont un peu le même profil, il s’agit de Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème) et Place des fêtes (19ème). Dans ces 2 tieks, on retrouve des faits divers tout au long de la décennie comprenant entre autres des rixes entres bandes rivales, du trafic de drogue et des règlements de compte.

À la 8ème place, le trio du 18ème : la Chapelle (10ème et 18ème), Marx Dormoy (18ème) et Porte de la Chapelle (18ème), 3 tiekarts qui ont été très problématiques pour l’Etat durant la décennie. La Chapelle (seul QRR du 75) est devenu un tiekart vraiment dangereux à partir de 2014 avec des rixes entres gangs Tamouls, des problèmes de vente à la sauvette, de la vente de crack en plein jour, du harcèlement de rues… La cité Marx Dormoy a connu quand à elle, des guerres de bandes, du trafic de stup’ (dont du crack) ou encore des violences urbaines. Tandis que la Porte de la Chapelle (quartier le plus pauvre de Paris) a dû gérer sa « colline du crack » et la faire évacuer à plusieurs reprises. Beaucoup de difficultés cumulées dans ce quartier qui est miné par des gros problèmes de drogues (dont du crack), des toxicos, de la prostitution et j’en passe. C’est vraiment une zone sinistrée.

À la 9ème place, j’ai mis Python (20ème), une cité problématique située Porte de Bagnolet (associée à Félix Terrier) qui a longtemps été considéré comme étant le quartier le plus pauvre de Paris. Des gros problèmes d’insalubrité, du trafic de stup’ et des guerres de bandes récurrentes.

Enfin, à la 10ème place, la Porte de Saint-Ouen (17ème), qui est un tiekart qui empire d’année en année (surtout depuis 2017) malgré les destructions et les réhabilitations. Il s’agit du 2ème secteur le plus pauvre de la capitale et on y retrouve principalement du trafic de drogues, des rixes entre bandes et des agressions récurrentes notamment devant le stade Max Rousié.

Voilà, je vais pas faire tous les quartiers de ce classement car ça serait trop long et trop fastidieux. Et puis, je pense que le classement et les différents niveaux parlent d’eux-mêmes.

Classement des arrondissements les plus sensibles de Paris en 2024

Dans cet article, je vais proposer un classement des arrondissements les plus sensibles de la capitale en 2024.

Ces dernières années, certains quartiers se sont calmés, tandis que d’autres sont devenus plus agités. C’est pour cette raison qu’une mise à jour des arrondissements les plus sensibles de Paris s’impose.

Je trouve qu’il n’est pas évident de classer certains arrondissements, j’ai essayé de faire au mieux, mais je suis sûr qu’il peut y avoir d’autres classements valables car certains arrondissements sont durs à départager.

Je vais les séparer par niveaux, ça sera peut-être plus parlant et je vais également expliquer mes choix.

Carte des arrondissements de Paris – Crédits : Annuaire-mairie.fr

Classement des arrondissements de Paris les plus sensibles en 2024

1) 19ème
2) 18ème
3) 20ème

4) 13ème
5) 15ème
6) 11ème
7) 14ème
8) 17ème

9) 10ème
10) 12ème

11) 16ème
12) 9ème
13) 3ème

Stalingrad – Riquet – Cambrai (19ème) et Porte de la Chapelle (18ème) – Crédits : APUR

Niveau 1 : 18ème – 19ème – 20ème

Depuis les années 90, ça a toujours été le trio du nord-est parisien qui contrôle la capitale et ça n’est pas prêt de changer. Ces 3 arrondissements sont largement devant tous les autres. Durant de nombreuses années, le classement était ainsi : 19ème – 20ème – 18ème. Mais depuis quelques temps, l’ordre établi a été légèrement modifié. Le 20ème s’est assagi tandis que le 18ème est devenu plus problématique. Bien que moins massif que le 20ème, le 18ème arrondissement est à l’heure actuelle plus sensible que le 20ème. Barbès / Goutte d’or reste toujours un des quartiers les plus sensibles de Paris (2ème, derrière Riquet / Stalingrad) et la zone La Chapelle / Marx Dormoy / Porte de la Chapelle / Porte d’Aubervilliers est aujourd’hui très très sensible également. Tandis que dans le 20ème, les choses se sont calmées notamment à Saint-Blaise et à la Banane, même si ça reste toujours des quartiers très sensibles. À Python, il y a eut des destructions de bâtiments (et ce n’est que le début) du coup ça s’est bien calmé quand on compare aux années 2010 par exemple. Cependant il y a toujours une zone hyper sensible dans le 20ème, je fais référence bien évidemment à Belleville côté 20 (Piat, Ramponeau, Couronnes). Il y a aussi des quartiers qui grimpent comme les Arcades (12ème et 20ème), Télégraphe ou encore les Rigoles. Mais ça reste largement en dessous des coins du 18ème, surtout en ce qui concerne les deux derniers (Télégraphe et Rigoles). Côté 19ème, pas grand chose à dire, si ce n’est qu’il contrôle encore et toujours la capitale.

1) 19ème

Le 19ème est l’arrondissement le plus sensible du 75. Des gros quartiers très sensibles comme Riquet / Stalingrad (quartier le plus sensible de Paris en 2024), Cambrai, Place des fêtes ou encore Danube. Mais également d’autres cités sensibles comme Ourcq, Laumière (cité Reverdy), Jaurès / Colonel Fabien (Cité Rouge, Rue de Meaux, 15keus…) ou encore Belleville (Rébeval). Beaucoup de cités, des grosses équipes, du trafic de drogues, des guerres de bandes, des règlements de comptes, des violences urbaines… Le 19ème reste aujourd’hui encore le point noir de Paris.

2) 18ème

Arrondissement très sensible du nord parisien, le 18ème n’a pas autant de cités que le 19ème ou le 20ème arrondissement, mais tous les quartiers du 18 sont parmi les plus sensibles de la capitale. On y retrouve bien évidemment le quartier légendaire de la Goutte d’or qui a longtemps été la zone la plus sensible de Paris et une des plus sensibles de France, et qui est aujourd’hui encore un des coins les plus durs du 75. En dehors de la Goutte d’or, il y a la zone La Chapelle / Marx Dormoy / Porte de la Chapelle / Porte d’Aubervilliers (cité Charles Hermite) qui posent d’énormes difficultés à l’Etat, sans oublier Clignancourt, un très grand quartier qui regroupe les HBM de la porte de Clignancourt ainsi que les 3 tours, le Talus et la cité Blémont. Beaucoup de drogues, de ventes à la sauvette, de guerres de bandes et de violences urbaines.

3) 20ème

Le 20ème est un arrondissement contenant beaucoup de cités sensibles dont certaines parmi les plus dures de Paris comme la Banane, Saint-Blaise ou encore Belleville (Piat, Ramponeau, Couronnes). A cela se rajoute d’autres quartiers sensibles comme Python, Fougères / Dulaure, Félix Terrier, 140 Ménilmontant (cité impénétrable dans les années 90), Télégraphe / Saint-Fargeau, Orteaux / Rue des Haies ou encore les Arcades / Paganini. Arrondissement vraiment massif, beaucoup de trafic de drogues, de guerres de bandes, de violences urbaines, de règlements de comptes et de rodéos urbains.

Niveau 2 : 13ème

Le 13ème a un niveau pour lui tout seul car il est nettement en dessous du trio 18/19/20, mais également largement au dessus des autres arrondissements.

4) 13ème

Arrondissement qui s’est bien calmé par rapport aux années 90. Il s’agit de l’arrondissement contenant le plus de cités, mais elles sont généralement petites en taille à part quelques exceptions (Masséna, Olympiades, Glacière, Amiral). Aujourd’hui les coins vraiment sensibles du zetrai sont la cité Chevaleret, les Olympiades, la cité 15.9 et Paul Bourget. Le reste du 13 est plutôt calme, mais il y a tout de même beaucoup de cités qui peuvent se révéler sensibles par moment comme la Brillat Savarin, l’Impasse, Joseph Bédier, Glacière et d’autres encore. Beaucoup de cités, de guerres de bandes et du trafic de stupéfiants.

Niveau 3 : 11ème – 14ème – 15ème – 17ème

Ces 4 arrondissements sont pour moi les plus difficiles à départager. Le 11ème a deux quartiers très sensibles Belleville côté 11 (surtout l’Orillon) et la Roquette. Le 15ème est un arrondissement sous-côté, qui comporte pas mal de cités dont certaines sont sensibles comme les Périchaux, l’ensemble Falguière / Maillol et les deux cités de Balard (cité Modigliani, cité Bleue). Tandis que le 14ème et le 17ème offre une palette presque similaire avec un gros quartier sensible (la Porte de Vanves pour le 14 et la Porte de Saint-Ouen pour le 17) et des cités moins sensibles à côté. La seule différence étant que le 14ème contient plus de cités que le 17ème.

5) 15ème

Comme je l’ai dit un peu plus haut, le 15ème est un arrondissement sous-estimé, du fait que c’est de base un arrondissement riche. Cependant, le 15ème dispose de pas mal de cités dont 2 qui sont vraiment sensibles, il s’agit des Périchaux et de Falguière, puis de 2 autres tiekarts sensibles, je fais référence à la cité Modigliani ainsi qu’à la cité Bleue. C’est un arrondissement qui a fait beaucoup de bruits durant les émeutes de 2023 surtout aux Périchaux et à Falguière qui viennent d’ailleurs de devenir des QPV en 2024. Pas mal de règlements de compte il y a quelques années à la cité des Périchaux, pas mal de trafics de stupéfiants dans les deux cités de Balard (Modigliani et cité Bleue), pas mal de guerres de bandes et des violences urbaines aux Périchaux et à Falguière. Il y a également d’autres quartiers un peu moins sensibles comme Commerce, Beaugrenelle / RD4 ou encore Dupleix qui connaissent également des problèmes de rixes entre bandes. C’est un arrondissement complet, avec des cités bien en place. Il manque juste une grosse cité dans le top 10, mais l’ensemble des quartiers sensibles du 15 compense cette absence.

6) 11ème

Le 11ème devance les 2 autres arrondissements (14ème et 17ème) car il dispose de 2 zones vraiment sensibles avec Belleville côté 11 (Orillon / Fontaine au Roi) et la Roquette. En dehors de ces deux quartiers sensibles, il y a d’autres coins un peu moins problématiques mais qui restent sensibles comme Barro, Beauharnais, Saint-Bernard ou encore la cité du 137 Oberkampf. C’est un arrondissement qui est surtout représenté par ses deux zones sensibles (Belleville et la Roquette) dans lesquelles on retrouve surtout des guerres de bandes et du trafic de drogues.

7) 14ème

Le 14ème repose pour beaucoup sur son quartier phare, la Porte de Vanves. C’est un des seuls quartiers du sud de la capitale qui depuis les années 90 rivalise avec les quartiers du nord de Paris. Mais c’est également un arrondissement qui dispose de beaucoup de cités dont certaines peuvent s’avérer sensibles par moments comme la cité 156 Losserand, le Moulin de la Vierge, la cité de l’Eure ou encore la cité Ernest Reyer (Porte d’Orléans) qui fait de plus en plus de bruits ces derniers temps. C’est un arrondissement qui a connu une des guerres de bandes les plus sanglantes de la capitale entre la Porte de Vanves et la cité 156 Losserand. De plus, la rue Vercingétorix est régulièrement victime de faits divers. Au final, on y retrouve du trafic de drogues, des guerres de bandes, des violences urbaines (Porte de Vanves) ou encore des règlements de compte.

8) 17ème

Un peu le même profil que le 14ème arrondissement (en moins massif), le 17ème repose essentiellement sur un seul gros tiekart très sensible, en l’occurrence la Porte de Saint-Ouen qui est à l’heure actuelle, une des zones les plus difficiles de Paris. En dehors de PSO, on retrouve d’autres quartiers sensibles comme Saussure, Curnonsky ou encore la Jonquière. Dans les années 90 il y avait également le quartier de la Fourche et la cité Guy Môquet, mais aujourd’hui ces deux zones se sont bien calmées. C’est un arrondissement très pauvre au nord et très riche dans le reste de l’arrondissement. Dans les quartiers sensibles du 17ème, on trouve des guerres de bandes, des violences urbaines (PSO), du trafic de stup’ (PSO, Curnonsky et Saussure) ainsi que des règlements de comptes.

Niveau 4 : 10ème – 12ème

Certains trouveront peut-être que j’ai été un peu dur avec le 10ème arrondissement, mais pour moi le 10ème n’est pas du niveau des 4 arrondissements ci-dessus (11ème, 14ème, 15ème, 17ème). C’est vrai que le quartier de la Chapelle part en vrille, mais la cité de la Grange aux Belles n’est plus ce qu’elle était par rapport aux années 90 même si elle reste une cité sensible. Et la zone de Belleville côté 10ème (Buisson-Saint-Louis) est la partie la « moins sensible » de Belleville. Du coup, dans l’ensemble, le 10ème reste un cran en dessous.

Enfin, en ce qui concerne le 12ème, c’est un arrondissement qui comporte plusieurs zones sensibles mais dont aucune n’est vraiment hyper sensible. En 2024, il y a deux quartiers qui sortent du lot : la Passerelle et les Arcades, mais également d’autres coins sensibles comme les Cases ou le Square Contenot.

9) 10ème

Le 10ème est un arrondissement populaire dans lequel se trouve des quartiers sensibles comme le quartier de la Chapelle (10ème et 18ème), la cité du Buisson-Saint-Louis (Belleville côté 10ème), RCL (Rue du Château Landon) ou encore la cité emblématique du 10ème qui est la Grange aux Belles. Cité qui s’est bien calmée par rapport aux années 90 mais qui reste sensible malgré tout. La GAB a d’ailleurs connu une guerre de bandes sanglante avec la Cité Rouge (19ème) durant de nombreuses années. Tandis que le quartier de la Chapelle devient de plus en plus problématique pour l’Etat, c’est d’ailleurs le seul quartier du 75 à être classé en QRR (Quartier de Reconquête Républicaine). On y trouve de la vente de crack, de la contrebande de cigarettes, des agressions, des règlements de compte entre gangs tamouls, du harcèlement de rue… Au final, en 2024, le 10ème a un tiekart très dur (la Chapelle), deux coins sensibles par moments (GAB et BSL) et des coins qui posent moins de difficultés comme RCL, Terrage ou la Cage.

10) 12ème

Arrondissement qui comporte pas mal de cités sensibles mais auquel il manque un quartier vraiment hardcore qui pourrait être dans le top 10 de Paname comme c’est le cas pour le 14ème avec la Porte de Vanves ou encore le 17ème avec la Porte de Saint-Ouen. En 2024, le zedou a deux zones sensibles avec la Passerelle et les Arcades (12ème et 20ème). Deux cités qui ont fait du bruit lors des émeutes de 2023. De plus, le côté du 12ème des Arcades pose de plus en plus de difficultés à l’Etat. À cela, se greffe d’autres cités sensibles comme les Cases ou le Square Contenot, ainsi que d’autres quartiers moins problématiques comme la cité Grise ou encore Pyramide. C’est un arrondissement dans lequel il y a du trafic de stup’, des violences urbaines et des guerres de bandes.

Niveau 5 : 16ème

Le 16ème a un niveau à lui seul car il n’y a pas assez de tiekarts pour être au niveau des 10ème et 12ème arrondissements, mais la Porte de Saint-Cloud et Boulainvilliers deviennent de plus en plus sensibles et s’imposent dans la capitale, largement au dessus du 3ème et du 9ème, c’est incomparable. Du coup, un niveau spécialement pour le 16ème s’imposait.

11) 16ème

Qui aurait pensé un jour qu’il y aurait une zone sensible dans le 16ème arrondissement ? De base, c’est un des arrondissement les plus riches de la capitale. Ces dernières années, beaucoup de familles pauvres de Paris et de sa banlieue ont été déplacé dans les cités du 16ème proche de la Porte de Saint-Cloud et de Boulainvilliers. Et ces deux zones font de plus en plus parler d’elles. Deal, insécurité, agressions ou encore des violences urbaines comme se fut le cas lors des émeutes suite au décès de Nahel. Désormais il y a des coins sensibles dans le 16ème et il faut y prêter attention car je pense que l’on va en entendre parler de plus en plus dans les années à venir.

Niveau 6 : 3ème – 9ème

Deux arrondissements presque « insignifiants » parmi les quartiers sensibles de Paris, mais qui regorgent des petites zones faisant tâches dans le décor. Des petits HLM et squares du 9ème aux deux petites cités du 3ème, on ne peut pas parler de « zones sensibles », mais ça reste des petits tieks dans Paris.

12) 9ème

Pas vraiment de cités à proprement parlé, mais disons qu’il y a quelques zones qui sont des points de regroupements comme le square d’Anvers, Poissonnière ou encore les HLM Milton / Fénelon. Également des problèmes de bandes dans le quartier du square Montholon. Mais le 9ème reste, dans l’ensemble, assez calme.

13) 3ème

Enfin, le 3ème arrondissement clôture ce classement. C’est un arrondissement du centre de la capitale qui n’est pas du tout sensible. Mais on y retrouve 2 cités HLM : Zeart au métro Arts et Métiers et le quartier de l’Horloge à Rambuteau. Ce sont des petites cités avec des petites équipes, rien de fou, mais ça reste étonnant de voir qu’il y a des cités en plein milieu de Paris.

Classements des rues les plus dangereuses de Paris (75)

Top 30 des rues les plus dangereuses de Paris ces dernières années

1) Rue Archereau (Riquet, 19ème)

2) Rue de la Goutte d’or (Barbès, 18ème)

3) Rue de Tanger (Stalingrad, 19ème)

4) Rue Ramponeau (Belleville, 20ème)

5) Rue Raymond Queneau (Marx Dormoy, 18ème)

6) Rue Piat (Belleville, 20ème)

7) Rue Pajol (La Chapelle, 18ème)

8) Rue André-Bréchet (Porte de Saint-Ouen, 17ème)

9) Rue du Maroc (Stalingrad, 19ème)

10) Boulevard Sérurier (Place des fêtes, 19ème)

11) Avenue de la Porte Brunet (Danube, 19ème)

12) Rue Curial (Cambrai, 19ème)

13) Rue Duris (La Banane, 20ème)

14) Boulevard Brune (Porte de Vanves, 14ème)

15) Rue Pierre Reverdy (Laumière, 19ème)

16) Rue Henri Brisson (Clignancourt, 18ème)

17) Rue Saint-Blaise (Saint-Blaise, 20ème)

18) Rue du Chevaleret (Chevaleret, 13ème)

19) Rue Charles Hermite (Porte d’Aubervilliers, 18ème)

20) Rue de la Solidarité (Danube, 19ème)

21) Rue des Périchaux (Les Périchaux, 15ème)

22) Rue Robert Houdin (Belleville, 11ème)

23) Rue de Falguière (Falguière, 15ème)

24) Rue Compans (Place des fêtes, 19ème)

25) Rue Alphonse Karr (Cambrai, 19ème)

26) Rue des Chaufourniers (Cité Rouge, 19ème)

27) Rue Paul Bourget (Paul Bourget, 13ème)

28) Avenue Lamoricière (Les Arcades, 12ème)

29) Rue Nationale (Olympiades, 13ème)

30) Rue du Borrégo (Télégraphe, 20ème)

Bonus : Rue Gerbier (La Roquette, 11ème)

À gauche, les HBM. Au loin, vue sur les bâtiments HLM de l’avenue Lamoricière à Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème) – Crédits : Quentin Bareille

Top 30 des rues les plus dangereuses de Paris dans les années 2010-2015

1) Square de la Salamandre (Saint-Blaise, 20ème)

2) Rue de la Goutte d’or (Barbès, 18ème)

3) Rue Archereau (Riquet, 19ème)

4) Rue Duris (La Banane, 20ème)

5) Rue Curial (Cambrai, 19ème)

6) Rue de Tanger (Stalingrad, 19ème)

7) Boulevard Sérurier (Place des fêtes, 19ème)

8) Rue Ramponeau (Belleville, 20ème)

9) Avenue de la Porte Brunet (Danube, 19ème)

10) Rue du Maroc (Stalingrad, 19ème)

11) Rue Piat (Belleville, 20ème)

12) Boulevard Brune (Porte de Vanves, 14ème)

13) Rue du Chevaleret (Chevaleret, 13ème)

14) Rue Pajol (La Chapelle, 18ème)

15) Rue Alphonse Karr (Cambrai, 19ème)

16) Rue Robert Houdin (Belleville, 11ème)

17) Rue Raymond Queneau (Marx Dormoy, 18ème)

18) Rue Pierre Reverdy (Laumière, 19ème)

19) Rue Henri Duvernois (Python Duvernois, 20ème)

20) Rue André-Bréchet (Porte de Saint-Ouen, 17ème)

21) Rue Compans (Place des fêtes, 19ème)

22) Rue de la Solidarité (Danube, 19ème)

23) Rue Bernard Dimey (Clignancourt, 18ème)

24) Rue Henri Brisson (Clignancourt, 18ème)

25) Avenue Mathurin Moreau (Cité Rouge, 19ème)

26) Rue Charles Hermite (Porte d’Aubervilliers, 18ème)

27) Rue Paul Bourget (Paul Bourget, 13ème)

28) Rue des Fougères (Fougères, 20ème)

29) Rue Nationale (Olympiades, 13ème)

30) Rue de la Chapelle (Porte de la Chapelle, 18ème)

Bonus : Rue du Château des Rentiers (15.9, 13ème)

Les HBM de la rue Henri Brisson à Porte de Clignancourt – Porte de Montmartre (18ème) – Crédits : Chabe01

Top 30 des rues les plus dangereuses de Paris dans les années 1995-2005

1) Rue de la Goutte d’or (Barbès, 18ème)

2) Rue des Bois (Place des fêtes, 19ème)

3) Rue Piat (Belleville, 20ème)

4) Rue de Ménilmontant (140 Ménilmontant, 20ème)

5) Rue Archereau (Riquet, 19ème)

6) Rue Ramponeau (Belleville, 20ème)

7) Boulevard Brune (Porte de Vanves, 14ème)

8) Rue de la Solidarité (Danube, 19ème)

9) Rue Duris (La Banane, 20ème)

10) Rue Compans (Place des fêtes, 19ème)

11) Rue Gaston Pinot (Danube, 19ème)

12) Rue Albert Camus (Grange aux Belles, 10ème)

13) Rue Brillat-Savarin (La Brillat-Savarin, 13ème)

14) Rue Curial (Cambrai, 19ème)

15) Rue Robert Houdin (Belleville, 11ème)

16) Rue Nationale (Olympiades, 13ème)

17) Rue de Falguière (Falguière, 15ème)

18) Rue de la Chapelle (Porte de la Chapelle, 18ème)

19) Rue Émile Borel (Porte de Saint-Ouen, 17ème)

20) Rue Pierre Reverdy (Laumière, 19ème)

21) Rue Raymond Queneau (Marx Dormoy, 18ème)

22) Rue Jules Romains (Belleville, 19ème)

23) Rue Saint-Blaise (Saint-Blaise, 20ème)

24) Rue du Château des Rentiers (15.9, 13ème)

25) Rue Gerbier (La Roquette, 11ème)

26) Rue des Haies (RDH, 20ème)

27) Rue Léon Giraud (Ourcq, 19ème)

28) Rue Simone Weil (Simone Weil, 13ème)

29) Rue Raymond Losserand (156 Losserand, 14ème)

30) Rue Henri Duvernois (Python-Duvernois, 20ème)

Bonus : Rue Patrice-de-la-Tour-du-Pin (Paganini, 20ème)

Les HBM de la rue des Bois donnant sur une impasse (Rue Cambo) à Place des fêtes (19ème) – Crédits : Mbzt

Les rues les plus dangereuses de Paris (75) en 2024

Dans cet article, je vais dresser une liste des rues les plus dangereuses de la capitale en les classant par arrondissement puis par quartier. Car dans les quartiers sensibles de Paris, d’une rue à l’autre, on change d’ambiance. Une rue sensible peut être juste à côté d’une rue tranquille et calme. C’est souvent ce que les banlieusards ont du mal à comprendre.

Par exemple, si tu vas à Belleville mais que tu ne mets pas les pieds dans les rues Piat, Ramponeau, Bisson, Robert Houdin, Rébeval, Jules Romains… tu vas croires que Belleville c’est juste un quartier populaire mais que ça reste assez calme. À Paris, il faut vraiment rentrer dans certaines zones précises, aller au cœur du tieks. Et même dans une rue, la rue ne va pas forcément être coupe-gorge sur toute sa longueur. D’autant plus qu’il y a des rues qui sont extrêmement longues comme par exemple la rue de Crimée qui traverse tout le 19ème, de Place des fêtes jusqu’à Cambrai, ou encore la rue Vercingétorix dans le 14ème qui part de Montparnasse pour terminer à Porte de Vanves.

Toutes les rues citées ci-dessous sont « dangereuses », néanmoins j’ai souligné les rues vraiment coupe-gorges et mis en rouge les rues les plus sombres de Paname.

Bien évidemment, ceci reste une liste non exhaustive, j’ai certainement dû en oublier. Cependant je pense que l’essentiel des rues les plus sensibles de la capitale s’y trouve.

20ème

– Belleville
Rue Piat (cité Piat)
Rue des Envierges (cité Piat)
Rue du père Julien Dhuit (cité Piat)

Rue Ramponeau
Rue Bisson
Place Alphonse Allais
Rue de Tourtille

Rue des Couronnes
Rue d’Eupatoria
Rue de la Mare
Rue Julien Lacroix
Rue de l’Elysée Ménilmontant

– La Banane
Rue Duris (n° 35 à 43)
Rue des Panoyaux
Rue Jacques Prévert
Rue des Amandiers

– Saint-Blaise
Rue Saint-Blaise
Rue du Clos
Rue Vitruve
Square de la Salamandre
Square des Cardeurs

– Python
Rue Joseph Python
Rue Henri Duvernois
Rue Louis Lumière
Rue Jean Veber
Rue Serpollet

– Fougères / Dulaure
Rue des Fougères
Rue de Guébriant
Rue Pierre Foncin
Rue le Vau
Rue Dulaure
Rue Victor Dejeante
Rue Stanislas Meunier

– Félix Terrier
Rue Harpignies
Square d’Amiens
Rue Blanchard

– 140 Ménilmontant
Rue de Ménilmontant (n°140)
Rue Hélène Jakubowicz

– Télégraphe / Saint-Fargeau
Rue du Télégraphe
Rue du Borrégo
Rue Saint-Fargeau
Passage Gambetta
Rue Henri Poincaré

– Orteaux / RDH
Rue des Orteaux
Rue des Haies
Rue de la Réunion
Place de la Réunion
Rue des Vignoles

– Les Arcades / Paganini
Rue Cristino Garcia
Boulevard Davout
Rue Louis Delaporte
Rue de Lagny
Rue Paganini
Rue Schubert
Rue Patrice-de-la-Tour-du-Pin

– Les Rigoles
Rue Olivier Métra
Rue des Rigoles
Rue Frédérick Lemaître
Rue de l’Ermitage

– Les Tourelles
Rue des Tourelles
Passage des Tourelles

Square de la Salamandre (20ème) – Crédits : Alain Delange

19ème

– Riquet / Stalingrad
Rue Riquet
Avenue de Flandre
Rue Archereau
Rue Mathis
Rue Curial (n°11/15 : cité Rose)
Rue d’Aubervilliers (n°156)

Rue de Tanger (cité Tanger)
Rue du Maroc (cité du Maroc)
Place de la Bataille-de-Stalingrad

– Cambrai
Rue Curial
Rue de Cambrai
Rue de Crimée
Rue Gaston Tessier

Rue Alphonse Karr

– Place des Fêtes
Boulevard Sérurier (n° 50/52 : Niz)
Rue de l’Orme (Niz)
Rue de l’Inspecteur Allès (Niz)
Rue du Pré Saint-Gervais (Niz)

Rue des Bois
Rue du Docteur Potain

Rue de Crimée (cité Compans)
Rue Compans (cité Compans)

Rue de Belleville (n° 247 : cité 247)

– Danube
Rue de la Solidarité (cité Blanche)
Rue Gaston Pinot
Avenue de la Porte Brunet
Boulevard Sérurier

– Ourcq
Rue Léon Giraud
Rue de Thionville
Rue de l’Ourcq (n° 51 : Cité de l’Oise)
Rue des Ardennes
Rue de Lorraine
Avenue Jean Jaurès

– Laumière
Rue Pierre Reverdy

– Belleville
Rue Rébeval
Rue Jules Romains
Place Marcel Achard
Rue de Belleville
Boulevard de la Villette

– Jaurès / Colonel Fabien
Rue de Meaux
Rue Armand Carrel

Avenue Mathurin Moreau (10 bis au 22)
Rue des Chaufourniers
Rue Henri-Turot
Avenue Simon Bolivar

– RDN
Rue de Nantes

– Rue Petit
Rue Petit

– Porte d’Aubervilliers / Porte de la Villette
Rue Émile Bollaert
Boulevard Macdonald

– Les Tourelles
Rue de Belleville (n°299/301)
Rue Haxo

Rue Gaston Pinot (19ème) – Crédits : Varaderomania

18ème

– Barbès / Goutte d’or
Rue de la Goutte d’or
Square Léon
Rue des Gardes
Rue Cave
Rue Myrha
Rue Doudeauville
Rue des Poissonniers

– Clignancourt
Rue René Binet
Rue Henri Brisson

Rue Ginette Neveu
Rue Jean Cocteau (3 Tours)
Boulevard Ney
Avenue de la Porte des Poissonniers

Rue Bernard Dimey (Talus)
Rue Championnet
Rue Damrémont
Rue Firmin-Gémier

Rue Blémont
Rue Letort
Rue André Messager

– Porte de la Chapelle
Boulevard Ney
Rue de la Chapelle

– Marx Dormoy / La Chapelle
Rue Raymond Queneau
Impasse Raymond Queneau
Rue Boucry
Rue Jean Cottin
Rue Tristan Tzara
Rue des Fillettes

Rue de l’Évangile
Rue Marx Dormoy
Square Louise-de-Marillac
Rue Pajol
Place de la Chapelle

– Porte d’Aubervilliers
Rue Charles Hermite
Rue Gaston Darboux
Rue Charles Lauth
Rue Gaston Tissandier

Impasse Raymond Queneau (18ème) – Crédits : Chabe01

17ème

– Porte de Saint-Ouen
Stade Max-Rousié
Rue André-Bréchet
Rue Émile Borel
Avenue de la Porte Pouchet
Rue Louis Loucheur
Rue Frédéric Brunet
Rue Francis Garnier
Rue Camille Blaisot
Boulevard du Bois le Prêtre
Boulevard Bessières

– Saussure
Rue de Saussure
Rue Jules Bourdais
Boulevard Berthier
Avenue de la Porte d’Asnières

– Curnonsky
Rue Curnonsky
Rue Raymond Pitet

Rue Curnonsky (17ème) – Crédits : patrickw

16ème

– Porte de Saint-Cloud / Boulainvilliers
Boulevard Murat (n° 183)
Rue Fantin Latour
Rue Charles Tellier

Rue Gros
Rue Boulainvilliers

183 boulevard Murat (16ème) – Crédits : Polymagou – CC-BY-SA

15ème

– Les Périchaux
Rue des Périchaux
Rue Jules Dupré
Rue Brancion
Boulevard Lefebvre
Rue de Dantzig
Rue Olivier de Serres

– Falguière
Rue de Falguière
Place Falguière
Rue Aristide-Maillol
Rue Georges Leclanché
Rue André Gide

Rue du Cotentin
Rue de la Procession

– Cité Modigliani (Balard)
Rue Modigliani

– Cité Bleue (Balard)
Allée des Frères Voisin

Rue Aristide-Maillol (15ème) – Crédits : Chabe01

14ème

– Porte de Vanves
Boulevard Brune (n°10)
Avenue Marc Sangnier
Rue Wilfrid Laurier
Rue du Général Humbert
Rue Présvot Paradol

Rue Maurice Bouchor
Avenue Maurice d’Ocagne
Avenue du Général Maistre

Square Auguste Renoir
Rue des Arbustes

Avenue de la Porte de Vanves
Square de la Porte de Vanves

– 156 Losserand
Rue Raymond Losserand (n° 156)
Rue Vercingétorix

– Porte d’Orléans
Avenue Ernest Reyer
Avenue Paul Appell
Boulevard Brune
Boulevard Jourdan
Rue Edmond Rousse
Rue Henri Barboux

– Moulin de la Vierge
Rue du Moulin de la Vierge

Rue Vercingétorix

MDLV – Rue Vercingétorix (14ème) – Crédits : B.H. (Le Parisien)

13ème

– Chevaleret
Rue Eugène Oudiné
Rue du Chevaleret
Rue Regnault
Rue Cantagrel

– Les Olympiades / 15.9
Dalle des Olympiades
Rue Nationale
Rue du Château des Rentiers (n°159)
Rue Ricaut
Avenue Edison
Rue Baudricourt

– Villa d’Esté
Villa d’Esté
Boulevard Masséna
Avenue d’Ivry

– La Brillat-Savarin
Rue Brillat Savarin
Rue des Glycines
Rue des Iris
Rue des Liserons
Rue des Orchidées

– Joseph Bédier
Avenue Joseph Bédier
Avenue Boutroux
Rue Franc-Nohain
Square du Limousin

– Paul Bourget
Rue Paul Bourget
Rue Gerda Taro
Square Rosny Aîné

– Glacière
Rue de la Glacière
Rue Daviel
Rue Vergniaud

Rue Regnault (13ème) – Crédits : Streetcountdown (WordPress)

12ème

– Passerelle
Rue du Colonel Rozanoff
Square Saint-Eloi
Rue Erard

– Les Arcades
Avenue Lamoricière
Rue Fernand Foureau
Rue Changarnier

– Les Cases
Rue Fécamp
Rue Claude-Decaen
Rue Édouard-Robert

– Square Contenot
Square Georges Contenot
Rue Claude-Decaen

Rue du Colonel Rozanoff (12ème) – Crédits : Q_DC

11ème

– Belleville
Rue Robert Houdin (Orillon)
Rue de la Fontaine au Roi

– La Roquette
Rue de la Roquette (n°98)
Rue Léon Frot
Square de la Roquette
Rue Gerbier
Rue Mercoeur
Rue de la Croix-Faubin
Rue Duranti
Rue Servan
Square Servan
Rue de la Folie-Régnault

Square Servan (11ème) – Crédits : LPLT

10ème

– Granges aux Belles
Rue de la Grange aux Belles
Rue Boy-Zelenski
Rue Albert Camus

– Belleville
Rue du Buisson Saint-Louis
Passage du Buisson Saint-Louis

– RCL
Rue du Château Landon
Rue Louis-Blanc

– La Chapelle
Rue du Faubourg Saint-Denis
Rue Cail

Rue Albert Camus (10ème) – Crédits : Benoît Prieur

Liste des quartiers sensibles du 75 en 2024 (QPV)

À la suite de travaux entre la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris et la ville de Paris, le ministère chargé de la Ville et du Logement a révisé la géographie des quartiers prioritaire parisiens dans la perspective de la conclusion de la nouvelle génération des contrats de ville « Engagements Quartiers 2030 ».

La révision de la géographie des quartiers prioritaires de la Ville de Paris a été établie conformément aux critères de la loi du 21 février 2014. Chaque quartier prioritaire doit ainsi réunir une population minimale de 1 000 habitants et respecter un seuil de revenu médian fixé, pour Paris, à 14 100 euros. Ce seuil était fixé à 12 800 euros lors de la précédente révision en 2015.

Certains quartiers prioritaires ayant vu, d’une part, une nouvelle population plus aisée emménager et ayant, d’autre part, bénéficié des investissements importants consentis par l’État et la Ville dans le cadre de la politique de la ville, l’INSEE a pu constater qu’ils disposaient désormais d’un revenu médian supérieur à 14 100 euros. Ces évolutions, signe des effets positifs de la politique de la ville ainsi que de la plus grande mixité de ces quartiers, devaient conduire à la sortie de 11 quartiers prioritaires du soutien apporté par la politique de la Ville. Pourtant, afin de maintenir une intervention dans ceux de ces quartiers continuant à présenter malgré tout des signes de fragilité, un travail de redéfinition des quartiers prioritaires « rue par rue » a été effectué. Cet exercice a permis la réalisation d’une cartographie des quartiers prioritaires, plus fine, au plus près des réalités locales.

La nouvelle géographie prioritaire parisienne comprend désormais 21 quartiers prioritaires de la Ville sur 9 arrondissements pour une population d’environ 121 000 habitants.

Auparavant, le département de Paris comptait une population de 139 300 habitants répartis sur 8 arrondissements au sein de 20 quartiers prioritaires de la ville.

Deux nouveaux quartiers prioritaires ont été créés dans le 15è arrondissement, deux quartiers ne sont plus prioritaires au regard des critères de taille et du revenu médian dans les 13è et 19è arrondissements, le quartier du Grand-Belleville est scindé en trois quartiers distincts, le quartier de Bédier-Boutroux est fusionné avec celui de Villa d’Este et les autres quartiers voient leur tracé redessiné.

Liste des 21 Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) du 75 en 2024

  • Kellermann – Paul Bourget (13e)
  • Bédier – Boutroux –Villa d’Este (13e)
  • Oudiné – Chevaleret (13e)
  • Didot – Porte de Vanves (14e)
  • Porte de Brançion – Périchaux (15e)
  • Falguière  (15e )
  • Porte De Saint-Ouen – Porte Pouchet (17e )
  • Porte Montmartre – Porte Des Poissonniers – Moskova  (18e)
  • Goutte D’Or (18e)
  • Blémont  (18e)
  • La Chapelle – Evangile (18e)
  • Porte De La Chapelle – Charles Hermite (18e – 19e)
  • Michelet – Alphonse Karr – Rue de Nantes (18e – 19e)
  • Chaufourniers (19e)
  • Stalingrad Riquet (19e)
  • Danube – Solidarité – Marseillaise (19e)
  • Algérie (19e)
  • Les Portes Du Vingtième (20e)
  • Amandiers (20e)
  • Grand Belleville (11e – 20e)
  • Petit Belleville (10e)

Cette nouvelle cartographie entre en vigueur le 1er janvier 2024 et servira de cadre au prochain contrat de Ville 2024-2030 qui sera élaboré au premier trimestre 2024.

Cette nouvelle géographie servira de cadre à l’intervention de la politique de la ville à Paris. Cette politique permet d’apporter des concours financiers complémentaires de l’État conséquents : en 2022 et 2023, se sont 11 M€ consacrés par la préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris à financer près de 900 actions dans les quartiers et 220 postes d’adultes-relais. Ces crédits ont notamment servi à financer les appels à projets « Ville Vie Vacances » et « Quartiers d’Été » mis en œuvre par les associations de quartier.

Il n’y a pas de gros changement hormis le 15ème arrondissement qui fait une entrée fracassante avec l’insertion de deux quartiers en QPV (Les Périchaux et Falguière).

Deux quartiers sont également sortis de cette nouvelle version des QPV, la zone « Compans (cité 247, Place des fêtes, 19ème) / Pelleport » (20ème) et la zone « Jeanne d’Arc / Clisson » dans le 13ème.

Falguière (15ème) – Crédits : Mu

Liste des QPV de Paris 2024 classés par arrondissement

10ème

– Belleville (Buisson Saint-Louis)

11ème

– Belleville (Fontaine au Roi / Orillon)

13ème

– Bédier – Boutroux – Villa d’Este

– Kellermann – Paul Bourget = Brillat Savarin / Impasse – Paul Bourget

– Oudiné – Chevaleret

14ème

– Didot – Porte de Vanves

15ème

– Porte de Brancion – Périchaux

– Falguière

17ème

– Porte de Saint-Ouen – Porte Pouchet

18ème

– Blémont (Clignancourt)

– Porte de Montmartre- Porte des Poissonniers – Moskova = HBM Porte de Clignancourt, 3 tours, Talus (Clignancourt)

– La Chapelle – Évangile = La Chapelle – Marx Dormoy

– Goutte d’or

– Porte de la Chapelle – Charles Hermite (Porte d’Aubervilliers)

19ème

– Chauffourniers = Cité Rouge – Cité Henri Turot

– Riquet – Stalingrad

– Michelet – Alphonse Karr – Rue de Nantes = Cambrai – Rue de Nantes

– Danube – Solidarité – Marseillaise

– Algérie = Niz (Place des fêtes)

20ème

– Les portes du Vingtième = Fougères / Dulaure – Python – Félix Terrier – Saint-Blaise – Paganini

– Belleville (Piat / Ramponeau / Couronnes)

– Les Amandiers = La Banane

À l’issue d’une opération de dépoussiérage général des QPV tricolores, Paris comptera 21 quartiers, contre 20 auparavant, mais moins de bénéficiaires : 121.000 contre 139.300. Si ces deux quartiers du 15e entrent, deux autres sortent, dans les 13e et 19e, et le périmètre du 10e est rogné.

La ville ne conteste pas la loi, qui conditionne le passage en QPV à un revenu médian de 14.100 euros par an et par habitant. Elle dénonce le recours à des statistiques d’avant-Covid, jugées obsolètes pour présager des six années à venir. Porte de Vincennes, le Covid a fragilisé 2.000 personnes, mais avec des chiffres datant de 2019, cela ne se voit pas.

Autre grief municipal : le quadrillage des périmètres à gros traits, par tranche de 200 mètres, là où la densité urbaine et les écarts de richesse parisiens exigeaient un travail d’horloger. Le 10e arrondissement, où les lofts bobos voisinent avec les hébergements d’urgence et les hôtels sociaux, est qualifié de « point noir ». « Parfois, la sortie d’un QPV signe une amélioration, une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas le cas ici, où plus aisés invisibilisent les plus pauvres », martèle Mélody Tonolli.

Pour la ville, c’est aussi là que le bât blesse : le critère de revenu médian, retenu en 2014 dans un souci de simplification, est aujourd’hui imparfait. La ville en établi douze autres, qui vont du nombre de bénéficiaires du RSA au pourcentage de familles monoparentales ou de jeunes sans qualification. Passée à la Moulinette par l’agence parisienne d’urbanisme, cette nouvelle géographie prioritaire municipale fait ressortir 35 quartiers et 433.000 habitants.

Sur cette base, Paris complétera le nouveau contrat de ville signé en mars, avec son propre plan pour les quartiers populaires. Présenté en mai au Conseil de Paris, il portera sur des thématiques plus larges (environnement, santé, alimentation, affaires scolaires, famille…). Le montant de l’enveloppe n’est pas encore connu.

Quartiers Prioritaires et Quartiers Populaires de Paris en 2024

Source :

Texte d’introduction en italique : Prefectures-regions.gouv.fr

https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/politique-de-la-ville-21-quartiers-et-une-victoire-en-demi-teinte-pour-la-mairie-de-paris-2044610

15 quartiers problématiques similaires aux QPV et QVA

Cet article dresse une liste de 15 quartiers de Paris (hors géographie prioritaire) qui posent des difficultés similaires aux Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) et aux Quartiers de Veille Active (QVA).

Voici la liste des 15 quartiers

– Nord 10e « RCL, La Chapelle, GDN » (10ème)
– La Roquette (11ème)
– Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)
– Bourgon (13ème)
– Daviel « Glacière » (13ème)
– Olympiades (13ème)
– Porte d’Orléans (14ème)
– Les Périchaux (15ème)
– Les Epinettes « Guy Môquet, la Fourche, la Jonquière » (17ème)
– Porte d’Asnières « Saussure » (17ème)
– Belleville 19e « Rébeval » (19ème)
– Ourcq – Léon Giraud (19ème)
– Place des fêtes « Compans, la Place, 6 tours, RDB » (19ème)
– Rigoles – Olivier Métra (20ème)
– Saint-Fargeau – Borrégo – Télégraphe (20ème)

Carte des 15 quartiers hors géographie prioritaire

On peut constater que les arrondissements les plus représentés sont le 13ème, le 19ème et le 20ème, avec chacun 3 quartiers. Ensuite vient le 17ème avec 2 quartiers, puis le 10ème, le 11ème, le 12ème, le 14ème et le 15ème qui ont chacun un quartier de recensé.

Le grand absent de cette liste des 15 quartiers problématiques hors géographie prioritaire, est le 18ème arrondissement. Cependant il faut préciser tout de même que c’est normal puisque le 18ème a peu de quartiers sensibles et qu’ils sont tous en ZSP, en QPV ou QVA.

APUR

Deux quartiers comparables aux Quartiers Prioritaires

– Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)
– Les Périchaux (15ème)

Ainsi que des microquartiers également comparables aux Quartiers Prioritaires :

– La Roquette : entre la rue Gerbier et le boulevard Ménilmontant (11ème)
– Glacière : nord de la rue Daviel (13ème)
– Les Olympiades : secteur rue Nationale et tour Tokyo (13ème)
– Ourcq : entre la rue Léon Giraud et l’avenue Jean Jaurès (19ème)
– Place des fêtes : cité Compans (19ème)
– Télégraphe : à l’ouest du passage Gambetta (20ème)

APUR

Des quartiers comparables aux Quartiers de Veille Active

– Olympiades (13ème)
– Porte d’Orléans (14ème)
– Porte d’Asnières « Saussure » (17ème)
– Belleville 19e « Rébeval » (19ème)
– Place des fêtes « les tours de la Place, les 6 tours, la RDB » (19ème)

APUR

Des microquartiers en difficultés

– La Roquette (11ème) microquartier : Gerbier
– Daviel (13ème) microquartier : Glacière
– Olympiades (13ème) microquartier : Rue Nationale
– Ourcq – Léon Giraud (19ème) microquartier : Léon Giraud – Jean Jaurès
– Place des fêtes (19ème) microquartier : Compans – Crimée (Cité Compans)
– Saint-Fargeau – Borrégo – Télégraphe (20ème) microquartier : Télégraphe – Gambetta
– Rigoles – Olivier Métra (20ème) microquartier : Lemaitre – Ermitage

APUR

Des quartiers moins préoccupants

– Nord 10e « RCL, La Chapelle, GDN » (10ème)
– Bourgon (13ème)
– Les Épinettes « Guy Môquet, la Fourche, la Jonquière » (17ème)

Les secteurs en difficultés en quelques chiffres (APUR)

Analyse détaillée par secteur

APUR
Plan du quartier Nord 10e (10ème)

Le secteur Nord du 10ème arrondissement comprends la Rue du Château Landon (RCL), le quartier indien La Chapelle (Rue Cail), la Gare du Nord (GDN), la Gare de l’Est et va jusqu’à Louis Blanc.

Rue Louis Blanc (10ème) – Crédits : Zantastik
APUR
APUR
Rue du Château Landon (10ème) – Crédits : Chabe01
Rue Cail (10ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
APUR
APUR
Plan de La Roquette (11ème)

Quartier représentant la cité de la Roquette (11ème) avec un microquartier problématique entre la rue Gerbier et le boulevard de Ménilmontant.

La Roquette (11ème) – Crédits : Change.org
APUR
APUR

Le microquartier compris entre la rue Gerbier et le boulevard de Ménilmontant accueille une population moins favorisée, dans des proportions parfois similaires à la moyenne des Quartiers Prioritaires.

Square de la Roquette (11ème) – Crédits : Céline Carez (Le Parisien)
APUR
APUR
Plan de la Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème)

La cité des Arcades située Porte de Vincennes et à cheval sur deux arrondissements (12ème et 20ème) est comparable aux yeux des statistiques à un Quartier Prioritaire (QPV). La partie du 20ème arrondissement est celle qui concentre le plus de difficultés cependant elle tend à s’améliorer, tandis que la partie du 12ème arrondissement se dégrade.

Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Portedevincennes.fr
APUR
APUR
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) secteur Godin dans le 20ème – Crédits : SEMAPA
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Portedevincennes.fr
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) square Cristino Garcia dans le 20ème – Crédits : Caue
Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème et 20ème) – Crédits : Guilhem Vellut
Au loin, les bâtiments HLM de l’avenue Lamoricière à Porte de Vincennes « Les Arcades » (12ème) – Crédits : LPLT
APUR
APUR
Plan du quartier Bourgon (13ème)

Bourgon est un quartier situé à proximité des cités « Brillat-Savarin » et « Impasse » dans le 13ème arrondissement et est délimité par les rues Bourgon, Tolbiac, du Tage, Damesme ainsi que l’avenue d’Italie.

Rue Bourgon (13ème) – Crédits : Besopha
APUR
Rue du Tage (13ème) – Crédits : Ordifana75
APUR
APUR
Plan du secteur Daviel (13ème)

Le secteur Daviel représente la cité Glacière et les HBM aux alentours.

Cité Glacière, rue de la Glacière (13ème) – Crédits : Mbzt

Le sous-quartier au nord de la rue Daviel, dans la cité Glacière, affiche des difficultés similaires aux Quartiers Prioritaires.

APUR
APUR
Cité Glacière (13ème) – Crédits : Paris Habitat (Batiactu)
Cité Glacière (13ème) – Crédits : Paris Habitat
APUR
APUR
Plan de la cité Olympiades (13ème)

La partie est du quartier des Olympiades (rue Nationale et tour Tokyo) montre une situation plus défavorisée, similaire à celle des Quartiers Prioritaires.

Olympiades (13ème) – Crédits : Jacques Leroy / Ville de Paris
APUR
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Les Olympiades (13ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Cité des Olympiades (13ème) – Crédits : Paris la douce
Cité des Olympiades (13ème) – Crédits : Paris la douce
APUR
APUR
Plan du quartier Porte d’Orléans (14ème)
Porte d’Orléans (14ème) – Crédits : APUR

Le quartier de la Porte d’Orléans correspond aux HBM de la cité Ernest Reyer.

Cité Ernest Reyer à Porte d’Orléans (14ème) – Crédits : Ralf.treinen
APUR
APUR
APUR
APUR
Plan de la cité des Périchaux (15ème)
Cité des Périchaux (15ème) – Crédits : Mairie du 15
Plan Périchaux / Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR

Groupe HLM Lefèbvre – Brancion
Nombres de logements : 829
Construction : 1969

Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR

Groupe HLM Porte Brancion
Nombres de logements : 272
Construction : 1955

Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR

La cité des Périchaux (et les immeubles au sud du boulevard Lefebvre) dans le 15ème concentre toutes les caractéristiques d’un Quartier Prioritaire selon les statistiques.

Les Périchaux (15ème) – Crédits : Mairie du 15
APUR
APUR
APUR
Square des Périchaux (15ème) – Crédits : Guilhem Vellut
Porte de Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Porte Brancion (15ème) – Crédits : APUR
Porte Brancion (15ème) – Crédits : APUR
APUR
APUR
Plan du quartier des Épinettes (17ème)

Le secteur des Épinettes représente les quartiers Guy Môquet, la Fourche ainsi que la Jonquière.

Rue de la Jonquière (17ème) – Crédits : John-Grégoire
Rue Davy (17ème) – Crédits : Tom Hilton
APUR
APUR
Rue Legendre (17ème) – Crédits : Mbzt
Rue Émile-Level (17ème) – Crédits : Benoît Prieur
APUR
APUR
Plan du quartier Porte d’Asnières (17ème)

Le quartier de la Porte d’Asnières représente la cité Saussure ainsi que les immeubles HBM aux alentours.

Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
APUR
APUR
APUR
APUR
Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
Saussure (17ème) – Crédits : DR. (Le Parisien)
Saussure (17ème) – Crédits : Diocèse de Paris
Saussure (17ème) – Crédits : Jimdo.com
APUR
APUR
Plan du quartier de Belleville (19ème)

Le quartier de Belleville côté 19ème correspond à la cité Rébeval.

Cité Rébeval (19ème) – Crédits : Fondation Amicie Lebaudy
Cité Rébeval (19ème) – Crédits : Fondation Amicie Lebaudy
Cité Rébeval, rue Jules Romains (19ème) – Crédits : Chabe01
APUR
APUR
APUR
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rébeval (19ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
APUR
APUR
Plan du quartier Ourcq (19ème)

Le quartier Ourcq – Léon Giraud représente la cité Ourcq (aussi appelée « 22 bats ») dans le 19ème.

Cité Ourcq (19ème) – Crédits : K2del (Flickr)

Le sous-quartier entre la rue Léon Giraud et l’avenue Jean Jaurès présente des niveaux de difficulté proche de ceux des Quartiers Prioritaires.

APUR
APUR
APUR
Rue de Thionville (19ème)- Crédits : HaguardDuNord
Cité Ourcq (19ème) – Crédits : DVT up
APUR
APUR

Le quartier Place des fêtes est un quartier compliqué car c’est un très grand quartier (divisé en plusieurs sous-quartiers) et d’une zone à l’autre, il y a de grandes disparités au niveau de l’économie ou de la sécurité.

Ainsi, on y trouve le secteur le plus défavorisé de Paris, il s’agit du QPV « Algérie » qui représente le sous-quartier de la Niz à côté du métro Pré Saint-Gervais et qui est également, de nos jours, la zone la plus sensible de PDF.

Il a également un autre secteur en QPV, la cité 247, non loin du métro Télégraphe.

Ensuite, il y a la cité Compans qui montre des niveaux comparables à la moyenne des Quartiers Prioritaires.

Enfin, il y a les tours de la Place, le secteur de la RDB (Rue des Bois) et les « 6 tours » rue de Bellevue qui sont des zones plus calmes et moins problématiques. A noter tout de même que la RDB était la zone la plus sensible de Place des fêtes dans les années 90’s début 2000.

Plan d’une partie du quartier Place des fêtes (19ème)

Le secteur concerné dans cette étude représente plusieurs sous-quartiers de Place des fêtes (19ème). A savoir, les tours de la Place, la cité Compans, les « 6 tours » et la RDB (Rue des Bois).

Les HBM de la RDB (Rue des Bois), ici depuis la rue du Docteur Potain (19ème) – Crédits : Paris Habitat
HLM de la Rue des Bois (19ème)
Les « 6 tours » à Place des fêtes (19ème)
A gauche, les « 6 tours », à droite la cité Compans (19ème)

Le microquartier « Compans – Rozier- Crimée » appelé plus couramment cité Compans présente des difficultés similaires à la moyenne des Quartiers Prioritaires selon de nombreux indicateurs.

Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
Cité Compans (19ème) – Crédits : Atelier Sylvos
APUR
APUR
APUR
APUR
APUR
Plan du quartier des Rigoles (20ème)

Le quartier Rigoles – Olivier Métra correspond à la cité des Rigoles dans le 20ème.

Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Augusto Da Silva/Graphix-images (Nomade Architectes)
Cité des Rigoles avec son stade rue Olivier Métra (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
Rue des Rigoles (20ème) – Crédits : citessensiblesdeparis.wordpress.com
APUR
APUR
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Parisculteurs
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Parisculteurs
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Parisculteurs
Cité des Rigoles (20ème) – Crédits : Parisculteurs
APUR
APUR
Plan du quartier Saint-Fargeau – Télégraphe

Le quartier « Saint-Fargeau – Borrégo – Télégraphe » correspond à la « Villa des Hauts de Belleville », une cité HLM appelée plus couramment Télégraphe (« Graphetel ») dans le 20ème.

La cité « Télégraphe », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : Flatlooker
La « villa des Hauts de Belleville », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : Mon petit 20e
La « villa des Hauts de Belleville », rue du Borrégo (20ème) – Crédits : Mon petit 20e

Le microquartier à l’ouest du passage Gambettamajoritairement composé d’un ensemble HLM accueille des populations fragiles dans une mesure comparable à la moyenne des Quartiers Prioritaires.

APUR
APUR
APUR

Classement des 15 quartiers sensibles de Paris (hors géographie prioritaire)

1- Les Arcades (12ème et 20ème)
2- Les Périchaux (15ème)
3- Place des fêtes « Compans, la Place, RDB, 6 tours » (19ème) *
4- Olympiades (13ème)
5- Télégraphe (20ème)
6- Glacière (13ème)
7- La Roquette (11ème)
8- Ourcq (19ème)
9- Porte d’Orléans (14ème)
10- Porte d’Asnières « Saussure » (17ème)
11- Rigoles (20ème)
12- Belleville 19e « Rébeval » (19ème)
13- Nord 10e « RCL, la Chapelle, GDN » (10ème)
14- Bourgon (13ème)
15- Epinettes « Guy Môquet, la Fourche, la Jonquière » (17ème)

ce classement ne prend pas en compte l’ensemble du quartier Place des fêtes car je n’inclus pas la Niz et la cité 247 qui sont 2 sous-quartiers de PDF classés en QPV.

Logements sociaux
Immeubles à risque
Structures d’hébergement spécifiques
Evolution de la part de foyers à bas revenus
Part des ouvriers et employés parmi les actifs
Taux de chômage
Collèges en réseau d’éducation prioritaire

Source : APUR « Cahier 3 : Analyse des quartiers hors géographie prioritaire »

Les quartiers sensibles de Paris qui ont subi des destructions de bâtiments

Globalement la capitale a été épargné, on ne compte pas beaucoup de destruction de bâtiments comme en banlieue parisienne. L’Etat évite de détruire à Paris et préfère réhabiliter, rénover, grillager, restructurer et installer des caméras de surveillance. Mais il existe tout de même quelques lieux marquants qui ont été détruit à petite ou grande échelle comme l’îlot Chalon (12ème), la cité 140 Ménilmontant (20ème), la Porte de Saint-Ouen (17ème), la cité Python-Duvernois (20ème), la Porte de Clignancourt (18ème) ou encore la cité Paul Bourget (13ème).

Bizarrement le 19ème arrondissement, point noir de la capitale, n’a pas (encore) été impacté par ces démolitions, contrairement aux 12ème, 13ème, 17ème, 18ème et 20ème arrondissements.

Voici un bref récapitulatif, par ordre chronologique, des cités de Paname qui ont subi des destructions d’immeubles.

Ilot Chalon (12ème)

Ilot Chalon, que l’on pourrait qualifié de « Bronx parisien », a été un quartier très malfammé dans les années 80’s, un lieu où se mêlait drogue dure, violence, prostitution et règlements de compte. On va jusqu’à parler d’une agression toutes les 10 minutes! Pour un quartier en plein Paris, à quelques encablures de la Gare de Lyon, c’était intolérable. Mais c’est seulement à partir de 1984, suite à 2 meurtres survenus dans le quartier qui ont choqué l’opinion publique, que le gouvernement envisage de détruire ce quartier insalubre et gangréné pour totalement le repenser et le réhabiliter, cela va même jusqu’à changer le nom du quartier pour faire table rase. Aujourd’hui, l’Ilot Chalon n’est plus, il ne reste que son histoire et sa mémoire.

Destruction de bâtiments (700 petits logements détruits), réhabilitation de certains immeubles, création d’un jardin et implantation d’un commissariat.

Date des destructions : 1984

L’îlot Chalon était un quartier d’environ 7 hectares situé dans le 12e arrondissement, délimité par la rue de Chalon, l’avenue Daumesnil, le boulevard Diderot et la rue de Rambouillet, à proximité de la gare de Lyon. L’îlot est devenu connu au cours des années 1980 à cause du trafic et de la consommation de drogue qui avaient lieu dans ses rues. Aujourd’hui, le quartier a été rénové, et il ne porte plus son ancienne dénomination.

Îlot Chalon (12ème), des policiers qui font leur ronde passage Brunoy – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

À la fin des années 1970 ont surgi les premiers squats dans des bâtiments désaffectés de la SNCF. Au tournant des années 1980, le trafic de haschich marocain a été remplacé par des drogues plus dures, et pendant les années suivantes la dégradation du quartier s’est accentuée. En mai 1984, l’opinion publique avait été choquée par les deux meurtres liés à la drogue survenus dans l’îlot. Ces événements ont été vécus comme un traumatisme par les habitants du quartier, qui avaient vu l’attention des médias sur leur environnement de vie s’intensifier.

Îlot Chalon (12ème), passage Brunoy – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

La Ville de Paris avait déjà décidé la rénovation du quartier en 1980, mais c’est seulement à partir de 1984 que l’aménagement a été confié à société d’économie mixte Semea-Chalon, devenue la Semaest. La rénovation consistait principalement en la démolition de bâtiments (700 petits logements), la conservation et réhabilitation de certains immeubles, la création de nouveaux logements et d’un jardin, et l’implantation du commissariat du XIIe.

Ce projet fut rejeté par une majorité d’habitants, qui accusèrent certaines autorités publiques de laisser pourrir le quartier, pour faire fuir les habitants et préparer ainsi la rénovation urbaine.

Cette rénovation aurait conduit au déplacement des populations marginalisées vers le nord-est de Paris, et à un déplacement du trafic de drogue de l’espace privé (squats) vers l’espace public dans le quartier. La présence de consommateurs de drogue dans la rue à ce moment-là avait fait l’objet d’une forte mobilisation policière.

La rénovation réalisée dans les années 1980 et 1990 a entrainé le déplacement et la mise en souterrain de la rue de Chalon, la création de la Place Henri-Frenay devant un hall de la gare de Lyon, des rues Chrétien-de-Troyes et Roland-Barthes et du petit square Philippe-Farine. Le tracé historique de la rue Jean-Bouton, des passages Raguinot et Gatbois a été maintenu ainsi que les immeubles à l’extrémité de ces passages donnant sur l’avenue Daumesnil.

Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

Qualifié dans les médias de « cancer urbain de la drogue », comparé par Paris Match à Cholon, le quartier chinois de Saigon réputé pour son marché de l’opium et ses « ruelles lépreuses » désertées par la police, nommé le « Lower East Side » parisien par Libération, cette cour des miracles contemporaine a frappé les consciences avec ses images de saleté, de violence et de mort : trafic et shoots collectifs au « brown sugar » en pleine rue, violences (on va jusqu’à parler d’une agression toutes les dix minutes) et prostitution se manifestent en plein jour dans les passages Brunoy, Gatbois ou encore Raguinot, tandis que les entrepôts abandonnés servent de refuges pour des centaines d’immigrés clandestins et de lieu de stockage de stupéfiants et que les vieux habitants du quartier, terrorisés et cloîtrés dans leurs appartements, doivent enjamber chaque jour les toxicomanes dans le hall de leur immeuble délabré.

Îlot Chalon (12ème), trafic nocturne – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

Une friche urbaine, un quartier pauvre et pluriethnique
Bien avant d’être désigné au début des années 1980 par les élus du 12e comme une « honte pour Paris et pour l’arrondissement », l’îlot Chalon était déjà considéré depuis le début du siècle comme un îlot d’insalubrité à rénover impérativement. Comme son nom l’indique, ce bout de quartier de 9 hectares, né en 1847 avec la gare et aujourd’hui détruit, était enclavé entre les chemins de fer, l’avenue Daumesnil et les rues de Rambouillet et Chalon.

Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

L’îlot Chalon était aussi un quartier d’immigration, nourri pendant plus d’un siècle par plusieurs vagues différentes : de « quartier italien » à la fin du XIXe siècle, l’îlot devint pendant l’entre-deux-guerres le premier « quartier chinois » de Paris, réputé pour ses salles de ma-jong et aussi quelques petites fumeries d’opium clandestines. Par la suite, des Maghrébins vinrent s’installer et prendre, comme les autres, la relève des petits commerces (épiceries, restaurants, cafés et dépôt d’artisanat destinés au commerce ambulant), qui animaient les rues de Chalon et Hector-Malot. Enfin, à la fin des années 1960, l’îlot Chalon commença à se métamorphoser en « quartier africain » avec une importante immigration de Sénégalais qui occupèrent des hôtels meublés et se spécialisèrent dans le colportage d’objets d’art et de pacotille.

En 1982, à l’époque où se manifestent les problèmes de drogue, l’îlot Chalon est la zone de Paris où se concentre le plus d’étrangers : leur part est passée de 14,5% en 1958 (« Musulmans » d’Algérie compris) à 75,3% en 1982, pour une population de 5000 habitants (33,3% de Sénégalais, 13,1% d’Algériens, 7,3% de Tunisiens, 6% de Vietnamiens, 5,9% de Marocains, 5,1% de Chinois, 2,5% de Maliens, 2,5% de Yougoslaves, 1% d’Espagnols, et 2,3% d’autres nationalités). Mais aux premiers commerçants sénégalais qui se sont insérés sans mal dans les sociabilités et les activités commerciales semi-légales semi-clandestines du quartier, se sont ajoutés au cours de la décennie 1970 de nouveaux immigrés africains, ouvriers ou chômeurs, réguliers ou clandestins à la recherche d’un logement bon marché. L’opération de régularisation exceptionnelle des sans-papiers effectuée par les socialistes au pouvoir en 1982 a permis de recenser officiellement 900 Africains, mais leur nombre est sans doute plus proche de 1500. (Dussolier C. L’îlot Chalon, histoire d’une rénovation : ses acteurs, ses enjeux, mémoire de maîtrise de géographie, Paris VII, 1982, publié en 1983 par le comité de défense des habitants de l’îlot Chalon).

Îlot Chalon (12ème) – Crédits : Francis Campiglia (via VICE)

L’îlot fut longtemps un quartier populaire, cosmopolite et pittoresque apprécié de ses habitants et même des Parisiens, sa dégradation sur le long terme (qui a pu donner naissance à l’économie informelle et lucrative de la drogue) est le fruit de la négligence de bon nombre d’acteurs.

Pour en savoir plus sur l’îlot Chalon :

https://vih.org/20130415/lilot-chalon-le-ghetto-parisien-de-la-drogue-du-debut-des-annees-1980/

https://www.vice.com/fr/article/dpmb7z/l-histoire-de-llot-chalon-le-bronx-en-plein-coeur-de-paris

140 Ménilmontant (20ème)

Dans les années 1990, la cité Bonnier appelée plus communément 140 Ménilmontant était jugée impénétrable. Véritable labyrinthe de 30 bâtiments de 6 étages et disposant d’une entrée unique au numéro 140 rue Ménilmontant, d’où la cité tire son nom, il a fallu détruire 8 bâtiments afin de créer une rue pour la désenclaver du reste de la ville. La cité 140 surnommée le « Karcent » était l’une des zones les plus dangereuses de Paris et un gros problème pour le gouvernement puisque la police ne pouvait pas y pénétrer et qu’à l’intérieur de la cité se déroulait des choses pas très nettes, à l’abri des regards, dont un gros trafic de drogues. Problème radical, solution radicale, l’Etat décide donc de détruire de nombreux bâtiments comme dans les tess les plus sombres de banlieues (les 4000, les Bosquets, la Pierre-Collinet…) et ceci dès 1993 ! C’était et ça reste exceptionnel pour une tess en plein Paris.

Cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) à sa construction – Crédits : Atelier Cambium
Cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) à sa construction – Crédits : Atelier Cambium

Destruction de 8 bâtiments, création d’un square et d’une rue en plein milieu de la cité.

Date des destructions : de 1993 à 1999

La cité 140 Ménilmontant avant sa réhabilitation. On voit clairement la grille qui séparait la cité du monde extérieur et qui faisait du Karcent un labyrinthe impénétrable – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.
Plan de la cité Bonnier, 140 Ménilmontant avant et après sa réhabilitation – Crédits : Les HBM : un patrimoine multiple (1894-1949) DHAAP / DAC – RAPPORT 2019.

Conçue par Louis Bonnier entre 1920 et 1928, la Cité est constituée d’un ensemble de résidences organisé autour de cours privatives.

Croquis de la cité Bonnier « 140 Ménilmontant » (20ème) – Crédits : Atelier Cambium
La cité 140 Ménilmontant (20ème) surnommée le « Karcent » après réhabilitation. On voit clairement la rue qui a été créée et qui passe désormais en plein milieu de la cité – Crédits : Paname-city-street (blog)

A nouveau sollicité par la ville, Bonnier est chargé de construire le plus grand ensemble de HBM (584 logements) de l’entre-deux-guerres. Les travaux durent de 1922 à 1928. Le projet n’est pas facile compte tenu du fort dénivelé de la parcelle de 12.000 m2. Autour d’un square central, une trentaine de bâtiments sont construits parallèlement à la rue de Ménilmontant et implantés en peignes pour une bonne circulation de l’air (...)

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Malheureusement, l’architecte est tombé dans le piège d’avoir pensé un espace clos : les bâtiments sont cernés de murs et fermés par une grille ! Les habitants s’y sentent retranchés et isolés du reste du quartier.

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

« Dans l’univers fermé de Bonnier, les activités illicites avaient cours à l’abri de tous dans les innombrables culs-de-sac : pas de passants, pas de circulation automobile, pas de regards extérieurs à part ceux des habitants des lieux réduits au silence de peur de représailles. Pas de présence policière non plus puisqu’on était dans une enceinte privée. Pour entrer, la police avait besoin d’une autorisation expresse du bailleur », résume Michel Benoît, du cabinet Ausia, qui a restructuré la cité Bonnier, après être intervenu sur d’autres sites sensibles, notamment à Roubaix.

Dans ce groupe d’immeubles du haut de Ménilmontant, l’espoir en question a été éveillé par des travaux lourds de réhabilitation et une tentative de faire reculer l’insécurité par un traitement urbain «sur mesure». Le chantier a duré six ans. «Avant, on se sentait abandonnés à nous-mêmes, oubliés. La réhabilitation a fait du bien au moral des gens. Ils ont démoli des bâtiments, ouvert la cité, créé un square, installé des ascenseurs, modernisé les appartements», énumère Fatima, une femme d’une quarantaine d’années.

Deux ans après l’achèvement des travaux, les problèmes de fond liés aux trafics et à l’économie illégale demeurent. Mais le percement d’une rue pour désenclaver la cité a atténué le sentiment d’insécurité. «Quand on rentre chez soi, on arrive par la rue. Ça rassure un peu», explique une autre locataire. La réhabilitation a permis de ressusciter un tissu associatif moribond. «Ici, c’est l’avenir de nous tous qui est en jeu», affirme Fatima Hebal. Son association tente de recréer des liens, en organisant des réunions d’habitants, des ateliers de dessin ou de peinture pour les plus petits.

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Dédale. «Avant» (les travaux), la Cité Bonnier ressemblait à une forteresse avec ses immeubles disposés en forme de labyrinthe et un réseau complexe de ruelles intérieures. Une seule entrée desservait cette petite ville dans la ville, 597 logements regroupant plus de 2 000 habitants. Encore aujourd’hui, les gens du quartier désignent Bonnier par cette entrée unique en parlant du «140, rue Ménilmontant».

La cité 140 Ménilmontant – Crédits : Paris-promeneurs.com

Porte de Saint-Ouen (17ème)

Le quartier de la ZAC Pouchet (Porte de Saint-Ouen / Porte Pouchet) appelé plus simplement Porte de Saint-Ouen est un tiékart sensible situé au nord de la capitale dans le 17ème arrondissementC’est le premier quartier parisien à avoir subi des démolitions totales ou partielles de tours et de barres HLM. Tout d’abord la destruction totale de la tour Borel, puis la destruction partielle de la barre Borel ainsi qu’une réhabilitation de celle-ci, et enfin une totale réhabilitation de la tour Bois-le-Prêtre.

La Zac Pouchet (sans la tour Borel qui a été détruite) – Crédits : Infime

Destruction de la tour Borel, suivi de la barre Borel détruite sur un tiers de sa longueur puis réhabilitée, et enfin la tour Bois-le-Prêtre entièrement réhabilitée.

Date des destructions : 2013/2014

La tour Borel

La grande tour emblématique du quartier, la Tour Borel ou Tour Casio surnommée également « La Tour » par les jeunes du quartier a été détruite en 2013 / 2014.

La tour Borel – ou tour Casio en raison de l’enseigne qui trônait sur son toit – fut construite dans le cadre de l’urbanisation du nord des 17e et 18e arrondissements de Paris (entre les boulevards des Maréchaux et le Périphérique).

Implantée à proximité immédiate du Périphérique, à la hauteur de la sortie de la Porte de Saint-Ouen, l’édifice comptait 96 logements sociaux.

Dans le cadre du GPRU (Grand projet de rénovation urbaine) de la Porte Pouchet engagé en 2003, il a été décidé la démolition de cette tour, jugée bien trop proche du Périphérique pour envisager une réhabilitation durable à l’image de la tour Bois-Le-Prêtre voisine.

C’est ainsi qu’après une phase de désamiantage, la tour a été démolie par grignotage entre fin 2013 et février 2014, ainsi qu’un tiers de la barre Borel voisine.

La tour Borel – Crédits : Atd démolition
La tour Borel en démolition – Crédits : Sergio Grazia

La barre Borel

La barre Borel, construite dans le cadre de l’urbanisation des quartiers du nord de Paris à la fin des années 50, fut réhabilitée une trentaine d’années après sa livraison.

Longtemps appelée « Bouygues Télécom » dans le quartier du fait de la publicité lumineuse qui a orné son sommet pendant des années, cet immeuble est aujourd’hui en pleine réhabilitation.

En effet dans le cadre du projet de rénovation de la Porte Pouchet, un tiers de la barre -le plus proche du périphérique- a été détruit, les deux-tiers restants sont en pleine restructuration et une extension au sud de l’immeuble est en construction.

L’ancienne barre Borel ou « barre Bouygues » (17ème) – Crédits : Noobax (Flickr)
La barre Borel (17ème). A gauche, l’ancienne barre, à droite la nouvelle barre après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel en travaux – Crédits : Batiserf
Barre Borel en travaux – Crédits : Clément Guillaume (Flickr)
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Batiserf
La barre Borel après réhabilitation – Crédits : Q_DC

La tour Bois-Le-Prêtre

Construite entre 1959 et 1961 sur les plans de l’architectes Raymond Lopez – assisté de Claude Berson, A. Cadot et Jean Lepinte – la tour Bois-le-Prêtre fut la première tour construite dans le cadre de l’urbanisation du nord des 17e et 18e arrondissements de Paris (entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique, inexistant à l’époque, puisque son premier tronçon ne sera ouvert qu’en 1966.

Elle fut sommairement réhabilitée en 1990 avec notamment une colorisation assez regrettable de ses façades.

Dans la première moitié des années 2000, face à la dégradation avancée de la tour, une démolition est dans un premier temps envisagée, puis finalement abandonnée pour un projet de réhabilitation.

En 2007, l’équipe de maîtrise d’œuvre emmenée par Frédéric Druot (mandataire) associé à Lacaton & Vassal remporta le concours pour la transformation de cet immeuble, mandatée par l’OPAC de Paris (devenu Paris Habitat).

La complexité de ce chantier résidait notamment dans le fait que les travaux se sont déroulés en site occupé. Achevée en 2011, cette restructuration spectaculaire a obtenu la même année le prestigieux Prix de l’Équerre d’Argent distribué par Le Moniteur.

La tour Bois-le-Prêtre – Crédits : Frédéric Druot, Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal
La tour Bois-le-Prêtre après réhabilitation – Crédits : Q_DC

Porte de Clignancourt (18ème)

Destruction de la tour située tout près du périphérique à hauteur de la porte de Clignancourt.

Date de destruction : 2016

Porte de Clignancourt (18ème), la tour orange tout à gauche, qui a été détruite en 2016 et la grande barre bleue/verte juste à côté, qui a été conservée.

La barre d’immeuble de la porte de Clignancourt (XVIIIe) n’en a plus pour très longtemps à dominer le périphérique. Murés depuis plusieurs mois, les premiers étages ont été ouverts ces derniers jours pour commencer le chantier de démolition. Résultat, les tagueurs ont attaqué la façade. « Les travaux vont rapidement commencer », affirme-t-on en mairie du XVIIIe.

Autour de ce chantier, situé rue Ginette-Neveu, c’est un plus vaste projet de rénovation de l’îlot Francis-de-Croisset qui est à l’étude par la Ville. « A la place des logements, nous voulons édifier des hébergements non pérennes Il est d’abord prévu de construire une auberge de jeunesse et un hôtel sur le site », indique la mairie.

Tour de Clignancourt- Crédits : kikidu93450 (Pinterest)

La tour Clignancourt, construite dans les années 1960 par l’architecte Raymond Lopez pour le compte de l’OPHLM de Paris (tout comme d’autres tours bordant le Boulevard Périphérique entre les portes de Saint-Ouen et des Poissonniers), comptait 84 logements sociaux répartis à travers 14 étages. Cette tour était située à proximité immédiate d’une bretelle donnant accès au Périphérique.

Dans le cadre du GPRU Porte Montmartre – Porte de Clignancourt – Porte des Poissonniers, il a été décidé la démolition de cette tour, jugée bien trop proche du Périphérique. Les habitants subissaient en effet d’énormes nuisances sonores, plus de 200 000 véhicules par jour (soit environ 80 millions par an) passant sur le tronçon Porte de Saint-Ouen – Porte de Clignancourt.

En raison de son emplacement, il fut impossible de démolir la tour par dynamitage, mais plutôt par « grignotage » aux petits engins et marteaux-piqueurs.

Le chantier de démolition de cette tour de 14 étages s’est achevé mi-novembre 2016.

Rue Ginette-Neveu (XVIIIe). Les mois sont comptés pour cette haute barre d’immeuble de la porte de Clignancourt qui va être démolie avant un réaménagement complet du quartier – Crédits : E. L. M. (Le Parisien)

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75018/la-barre-de-la-porte-de-clignancourt-vit-ses-derniers-jours-10-05-2016-5783539.php

Paul Bourget (13ème)

La cité Paul Bourget est l’une des rares cités parisiennes à avoir subi autant de démolitionElle donne sur le périphérique à hauteur de la Porte d’Italie dans le 13ème arrondissement et est composée de bâtiments HLM dont une grande barre en forme de « L » qui a été détruite lors de la réhabilitation de la cité et remplacée par de nouveaux bâtiments plus modernes.

La cité Paul Bourget (13ème)

Plusieurs bâtiments détruits dont la grande barre en L, un magasin Bricorama, des parkings…

Date des destructions : 2016 à 2018

La cité Paul Bourget (13ème)
La cité Paul Bourget (13ème)
Cité Paul Bourget (avec la grande barre en L) – Credits : SEMAPA – Parispaulbourget
Cité Paul Bourget (après la réhabilitation) – Credits : SEMAPA – Parispaulbourget
Cité Paul Bourget (après la réhabilitation) – Credits : SEMAPA – Parispaulbourget
Cité Paul Bourget (13ème), les décombres du Bricorama, décembre 2016 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), janvier 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), février 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Cité Paul Bourget (13ème), août 2018 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
La cité Paul Bourget
Une partie des nouveaux immeubles de la cité Paul Bourget – Credits : Ludovic Gutierrez – Construction 21
La cité Paul Bourget

Python-Duvernois (20ème)

Cité parisienne à hauteur de la Porte de Bagnolet, à deux pas du périphérique dans le 20ème arrondissement, la cité Python-Duvernois est souvent considérée comme étant le quartier le plus pauvre de Paris. En plus des trafics, des guerres de bandes et des rodéos urbain, la cité avait beaucoup de problèmes de vétustés et d’insalubrités. Pour remédier à tout ça, l’Etat a décidé de démolir dernièrement 3 barres d’immeubles. Et ce n’est que le début…

Cité Python-Duvernois (20ème)
Cité Python-Duvernois (20ème)

Destructions des barres E et F en 2022, puis de la barre I en 2023. D’autres destructions sont à venir dans les années qui arrivent : démolition du bâtiment A1, puis des bâtiments G et H.

Date des destructions : 2021 à 2028

Démolition d’un bâtiment de la cité Python-Duvernois (20ème) en Septembre 2021 – Crédits : Alain Guilhot (Divergence Images)
Démolition d’un bâtiment de la cité Python-Duvernois (20ème) en Septembre 2021 – Crédits : Alain Guilhot (Divergence Images)
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2021-2022 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2023-2024 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2025-2026 – Crédits : Mairie du 20ème
Plan d’urbanisme de la cité Python (20ème) 2027-2028 – Crédits : Mairie du 20ème

Sources : Wikipedia, Swaps n° 68 (trouvé sur vih.org par Alexandre Marchant), Pss-archi

Classement des cités sensibles du 75 (par spécialités)

La Banane, rue Duris (20ème) – Crédits : Patrickw

Dans les règlements de compte

1- La Banane (20ème)
2- Riquet – Stalingrad (19ème)
3- Saint-Blaise (20ème)
4- Porte de Vanves (14ème)
5- Place des fêtes (19ème)
6- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
7- Porte de Saint-Ouen (17ème)
8- Cambrai (19ème)
9- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
10- Danube (19ème)

Dans les violences urbaines

1- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
2- Riquet – Stalingrad (19ème)
3- Porte de Vanves (14ème)
4- Place des fêtes (19ème)
5- Paul Bourget (13ème)
6- Marx Dormoy / Porte de la Chapelle (18ème)
7- Porte de Saint-Ouen (17ème)
8- La Banane (20ème)
9- Cambrai (19ème)
10- Les Arcades / Paganini (12ème et 20ème)

Bonus : Passerelle (12ème), Porte d’Orléans (14ème), Balard « Cité Modigliani » (15ème), Les Périchaux (15ème), Falguière (15ème), Porte de Saint-Cloud (16ème), Danube (19ème), Télégraphe (20ème), Belleville (Couronnes, Rébeval, Ramponeau)…

Dans le trafic d’armes à feu

1- Cambrai (19ème)
2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
3- Riquet – Stalingrad (19ème)
4- Place des fêtes (19ème)
5- Python (20ème)
6- La Banane (20ème)
7- Saint-Blaise (20ème)
8- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
9- Porte de Vanves (14ème)
10- Danube (19ème)

Dans le grand banditisme

1- La Banane (20ème)
2- Riquet – Stalingrad (19ème)
3- Saint-Blaise (20ème)
4- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
6- Cambrai (19ème)
7- Place des fêtes (19ème)
8- Danube (19ème)
9- Porte de Vanves (14ème)
10- Laumière « Cité Reverdy » (19ème)

Bonus : Place Souham (13ème), Joseph Bédier (13ème), Cité Rouge (19ème)

Dans les affrontements avec la police

1- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
2- Riquet – Stalingrad (19ème)
3- Cambrai (19ème)
4- Porte de Vanves (14ème)
5- La Banane (20ème)
6- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème)
7- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
8- Danube (19ème)
9- Falguière (15ème)
10- Les Arcades (12ème et 20ème)

Bonus : Porte de Saint-Ouen (17ème), Clignancourt (18ème), Place des fêtes (19ème), Paganini (20ème)

Cité Rouge « Chaufourniers » (19ème) – Crédits : Guillaume Bontemps (Ville de Paris)

Cités où la police a le plus de mal à rentrer

1- Cité Rouge (19ème)
2- Cambrai (19ème)
3- Riquet « Orgues de Flandre » (19ème)
4- Python (20ème)
5- Les Arcades (12ème et 20ème)
6- Laumière « Cité Reverdy » (19ème)
7- Belleville « Ramponeau » (20ème)
8- La Grange aux Belles (10ème)
9- La Banane (20ème)
10- Brillat-Savarin (13ème)

Bonus : Belleville « Orillon » (11ème), 15.9 (13ème), Paul Bourget (13ème), Danube (19ème), Ourcq (19ème), Place des fêtes « Niz » et « cité Compans » (19ème), Orteaux (20ème), Belleville « Rue Piat » et « Couronnes » (20ème)

Place des fêtes « Cité Compans » (19ème) – Crédits : Ateliersylvos

Dans la prostitution

1- Strasbourg Saint-Denis (10ème)
2- La Goutte d’or (Château Rouge) – Marcadet-Poissonniers (18ème)
3- Les Arcades (Porte de Vincennes) (12ème et 20ème)
4- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
5- Triangle de Choisy (avenue de Choisy, avenue d’Ivry, boulevard Masséna) (13ème)
6- Clignancourt (boulevard Ney / avenue de la Porte des Poissonniers) (18ème)
7- Porte de la Chapelle (boulevard Ney) (18ème)
8- Porte de Clichy – Porte d’Asnières (17ème)
9- Porte d’Aubervilliers (boulevard Ney, boulevard Macdonald) (18ème et 19ème)
10- Porte Dorée / Porte de Charenton (12ème)

Les principaux lieux de prostitution à Paris – Crédits : Le Parisien (Manon Meye)

Dans la vente à la sauvette

1- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
2- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
3- Marx Dormoy – La Chapelle (10ème et 18ème)
4- Porte de Clignancourt – Porte de Montmartre (18ème)
5- Gare du Nord (10ème)
6- Strasbourg Saint-Denis – Château d’eau (10ème)
7- Porte de Clichy (17ème)
8- Porte de Montreuil (20ème)
9- Masséna (13ème)
10- Porte de Vanves (14ème)

Dans les vols de Rolex, Cartier, Fred…

1- Danube (19ème)
2- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème)
3- Riquet – Stalingrad (19ème)
4- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
6- Place des fêtes (19ème)
7- Cambrai (19ème)
8- Saint-Blaise (20ème)
9- La Banane (20ème)
10- Python (20ème)

Dans la multitude des guerres de bandes

1- Place des fêtes (19ème)
2- Marx Dormoy – Porte de la Chapelle (18ème)
3- Porte de Vanves (14ème)
4- La Banane (20ème)
5- Belleville (10ème, 11ème, 19ème, 20ème)
6- Barbès – La Goutte d’or (18ème)
7- Riquet – Stalingrad (19ème)
8- Montholon (9ème)
9- Clignancourt (18ème)
10- Olympiades (13ème)

Bonus : Grange aux belles (10ème), La Roquette (11ème), Chevaleret (13ème), Commerce (15ème), Porte de Saint-Ouen (17ème), Orteaux (20ème), Python (20ème)…

Dans les bécanes, cross, quads…

1- Porte de Saint-Ouen (17ème)
2- Python (20ème)
3- Place des fêtes (19ème)
4- 140 Ménilmontant (20ème)
5- La Banane (20ème)
6- Cambrai (19ème)
7- Riquet – Stalingrad (19ème)
8- Clignancourt (18ème)
9- Saint-Blaise (20ème)
10- Les Arcades (12ème et 20ème)

Les quartiers sensibles du 75 où il y a eut le plus de destructions de bâtiments

1- Îlot Chalon (12ème)
2- 140 Ménilmontant (20ème)
3- Python-Duvernois (20ème)
4- Paul Bourget (13ème)
5- Porte de Saint-Ouen (17ème)

Cité Paul Bourget (13ème), février 2017 – Crédits : citepaulbourget (WordPress)
Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer












Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

ZSP QPV